Le peuple marocain célèbre, aujourd’hui, le 44è anniversaire de la Marche Verte, une étape phare dans le processus du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.

Le 6 novembre 1975, le roi du Maroc Hassan II prononce un discours historique qui appelle le peuple marocain à entreprendre une longue marche pacifique vers le Sud pour libérer le Sahara occidental de l’occupation espagnole. C’est la Marche verte, un événement sans précédent dans l’histoire du 20e siècle, qui va rassembler 350’0000 volontaires de tout le pays et mettra fin au joug espagnol sans le recours à la violence.

Le Sahara occidental devient une colonie espagnole dès la fin du 19e siècle. C’est un territoire désertique de deux cents soixante-six mille kilomètres carrés, peuplé par des tribus nomades, qui a des frontières communes avec le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie. Il a toujours été revendiqué par le Maroc. Le 16 octobre 1975, la Cour internationale de justice de La Haye reconnaît les liens juridiques d’allégeance du Sahara occidental avec le Maroc et la Mauritanie.

Le roi Hassan II du Maroc décide alors de passer à l’action et demande au peuple marocain de «marcher comme un seul homme» vers les provinces du Sud pour les libérer. Cet appel déclenche une immense ferveur populaire et c’est plus de cinq cents mille Marocains qui affluent à Tarfaya près de la frontière du Sahara occidental. Un système de tirage au sort désignera alors trois cents cinquante mille civils pour organiser une Marche verte pacifique et franchir la frontière des territoires occupés. Les volontaires brandissent le drapeau marocain et le Coran pour marquer leur revendication territoriale. L’événement marque les esprits, on parle d’un coup de génie politique de la part du roi Hassan II.

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L’Espagne signe les accords de Madrid et le territoire est partagé entre le Maroc et la Mauritanie. Le retrait des troupes espagnoles a lieu entre 1975 et 1976.