e Maroc se prépare à apporter des modifications à son arsenal juridique réservé à la lutte contre le blanchiment de capitaux. La question est inscrite sur l’agenda du conseil du gouvernement de cette semaine.

Le 20 novembre dernier, le chef du gouvernement Saadeddine El Othmani a reçu le président de l’Unité de traitement du renseignement financier, jawhar Nfissi, venu lui remettre le rapport d’action 2018 de son instance. Le document a souligné que «les déclarations de soupçons ont augmenté de 50% par rapport à l’année 2017», indique l’agence MAP.

Créée par le décret n°2-08-572 du 24 décembre 2008, l’UTRF a été installée par le premier ministre Abbas El Fassi le 10 avril 2009.

Douze ans après son adoption en avril 2007 sous le cabinet Driss Jettou, la Loi n°43.05 contre le blanchiment des capitaux, a montré ses limites. C’est d’ailleurs le constat de la mission des experts du Groupe d’action financière (GAFI), effectuée au Maroc en mars 2018 et qui a préconisé un meilleur renforcement du cadre juridique contre les opérations de blanchiment de capitaux.

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