La Chine et le Maroc se positionnent à l’avant-garde du co-développement et des partenariats win-win, a affirmé, mardi à Rabat, le président du Conseil de la concurrence, Driss Guerraoui, en mettant en avant le rôle des deux pays dans la promotion de la paix et de la sécurité internationales.

S’exprimant à l’occasion de la 4é session plénière de la 46é session de l’Académie du Royaume du Maroc sur “l’Asie comme horizon de pensée : Chine, expériences de modernisation et de développement”, M. Guerraoui a fait observer que “tous les indicateurs les plus pertinents sur la place du Maroc et de la Chine, à l’échelle continentale et mondiale, révèlent que si la Chine est la locomotive du continent asiatique, le Maroc sera aussi celle de l’Afrique”.

Ding Long, après avoir fait un tour d’horizon à propos de l’économie chinoise, a révélé les petits secrets de sa montée en puissance en quatre décennies. « Partie de rien en 1978 la croissance économique a, petit-à-petit permis à la Chine de redevenir une centralité majeure d’abord en Asie orientale puis s’est propagée pour étendre son influence sur le Monde, pour devenir ce qu’elle est actuellement en première ligne (seconde puissance) bien que ces deux dernières années le pays ait pu connaître un ralentissement économique. La stabilité politique est un facteur déterminant », nous dit Ding Long et l’avantage, le plus du modèle chinois, c’est un vaste marché avec ses 1,4 milliard d’habitants.

Braquant les projecteurs sur les deux modèles adoptés par le Maroc et la Chine, qui sont basés sur des ressorts et leviers de développement avec une diaspora qui a su conserver sa culture et s’ouvrir sur l’autre, M. Guerraoui a relevé que ces mêmes modèles de développement marocain et chinois nécessitent une identification des défis majeurs notamment à caractère social et stratégique sans pour autant négliger la gouvernance.

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« La priorité n’est pas que les PME africaines développent des outils numériques et algorithmiques mais que des entreprises africaines d’envergure mondiales les produisent afin d’être positionnées sur des segments les plus rentables sur des chaînes de valeur industrielle » a-t-il développé, avant que de céder la parole à l’Italien Enrico Fardella. Ce dernier, Directeur du Centre d’études sur la région méditerranéenne à l’Université de Pékin, prit la parole pour évoquer « les évolutions du rôle de la Chine en Méditerranée de 2011 à aujourd’hui ».

Il a, par ailleurs, estimé que la Chine et le Maroc “pourront jouer un rôle majeur pour la construction d’une nouvelle relation internationale tenant compte du poids du Maroc en Afrique et de la Chine en Asie”, ajoutant que les deux pays “ont su adopter les principes de la gestion pacifique et la non-ingérence, ce qui leur a permis de figurer parmi les pays qui contribuent à la paix et sécurité internationales, préférant ainsi un co-développement et un partenariat Win-Win”.

A travers cette 46-éme session, l’Académie du Royaume du Maroc tient à explorer les forces du changement qui façonnent l’Asie et comprendre les processus qui ont conduit ce continent vers des expériences de modernisation.

L’Académie du Royaume poursuit ainsi son exploration des grandes régions du monde, en vue de créer des passerelles entre les intellectuels des deux bords et favoriser l’échange, le dialogue et les expériences diverses dans la perspective d’une approche pluridisciplinaire.

De part sa vocation et ses missions, l’Académie du Royaume du Maroc se penche sur la question lors de sa 46éme session sous le thème : “l’Asie, comme horizon de pensée : expériences de modernisation et de développement à travers 3 séquences: la Chine, l’Inde et le Japon, qui se déroule du 9 au 17 décembre 2019 à Rabat.

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