Les Iles Canaries ont exprimés leur inquiétude suite à l’adoption par le gouvernement marocain de textes visant à inclure l’espace maritime faisant face aux côtes du Sahara dans son arsenal juridique. Le gouvernement espagnol a réagi.

Le président du gouvernement canarien ángel Victor Torres a apeller à la prudence et au calme dans le cadre d’un dialogue bilateral et unilatérale avec le Maroc.

La décision du Maroc d’inclure l’espace maritime faisant face aux côtes du Sahara marocain dans son arsenal juridique inquiète du côté des Iles Canaries. En effet, le conseil de gouvernement a adopté jeudi dernier deux projets de lois et un projet de décret qui visent, entres autres, à délimiter la zone économique exclusive (ZEE) au large des côtes des provinces du sud du Maroc et de l’incorporer dans l’arsenal juridique national. Le Maroc pourrait ainsi récupérer les 200 miles marins (environ 370 km) de ZEE au large du Sahara.

Hier, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est dit ouvert au «dialogue avec l’Espagne et la Mauritanie» pour résoudre tout éventuel problème de délimitation des frontières maritimes, «dans le cadre des excellentes relations qui lient le Maroc aux deux pays et dans le cadre d’un partenariat constructif», a-t-il expliqué devant les députés. Un message destiné à rassurer davantage Madrid et Nouakchott.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Alfonso Dastis s’est donc rendu à Las Palmas de Gran Canaria afin de rassurer les autorités locales. Il a assuré que les projets adoptés par le gouvernement marocain sont un «ajustement technique» qui «n’affecte en rien» la délimitation des eaux entre l’archipel et le Maroc, fruit d’un «commun accord», rapporte El Pais.

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