Les travaux de la Rencontre économique France-Maroc se sont ouverts, jeudi à Paris, sous le thème “France-Maroc : Innovons Ensemble ! Pour un nouvel élan économique et social”.

Cette rencontre économique est organisée conjointement par le MEDEF (patronat français) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en marge de la 14ème Réunion de haut niveau franco-marocaine, qui s’est tenue le même jour dans la matinée à Matignon, sous la présidence du Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani et du Premier ministre français Edouard Philippe.

Ce forum connaît la participation de plus de 300 chefs d’entreprises, de membres des gouvernements français et marocain et d’institutions animant la relation bilatérale.

Cette rencontre, consacrée aux communautés d’affaires des deux pays, vise à renforcer les ambitions de la coopération sectorielle maroco-française et à dialoguer avec les autorités publiques. Elle a aussi pour objectifs d’émettre des recommandations pour améliorer le climat des affaires entre les deux pays et de répondre aux défis de la formation professionnelle et de la création d’emplois, entre autres.

Ses travaux se déclinent en tables-rondes consacrées aux thématiques; “des coopérations ambitieuses”, “formation et développement des compétences : deux défis majeurs pour les entreprises” et “le secteur privé au service du développement territorial”.

Par ailleurs, un espace est mis en place pour permettre aux entreprises d’avoir une meilleure visibilité et d’exposer leurs activités à travers des stands de différentes superficies, selon le programme avancé par la CGEM.

Le Maroc et la France sont liés par un partenariat économique exceptionnel érigé par les gouvernements des deux pays comme stratégique.

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La France figure dans le duo de tête des investisseurs au Maroc en 2018, et demeure le premier investisseur en stock. La France signe également une forte présence économique au Maroc avec la quasi-totalité des groupes du CAC 40 qui y sont présents. Elle a également consolidé sa place en participant à la réalisation de projets structurants comme la LGV marocaine, le tramway, la filière automobile, la filière aéronautique et dans le domaine des énergies renouvelables.

De 2012 à 2018, la France est le premier investisseur au Maroc avec une part de 28% en moyenne devant les Emirats Arabes Unis (12,5%), les Etats-Unis (6,9%), l’Arabie saoudite (5,2%), la Grande Bretagne (5,2%), l’Espagne (4,7%) et la Suisse (4,1%), selon des chiffres de la Direction des Etudes et des Prévisions financières relevant du ministère de l’Economie et des Finances et la réforme de l’administration.

En 2018-2019, elle est devenue deuxième investisseur au Maroc, devancée par l’Irlande (dont la part a atteint 20%) et suivie par les Emirats Arabes Unis (8,2%), le Danemark (6,8%), l’Espagne (5,9%), le Luxembourg (5,2%), (les États-Unis (5,2%) et la Grande Bretagne (4,7%).

En 2018, les flux d’IDE en provenance de la France se sont établis à 8,1 milliards de dirhams, marquant une hausse de 4,9% après une chute de 30% en 2017. La part de la France dans les IDE reçus par le Maroc s’est inscrite dans une tendance baissière pour s’établir à environ 17% en 2018 contre 22,5% en 2017, 31% en 2016 et un pic de 58% en 2010.

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En termes de coopération financière, le Maroc est le premier bénéficiaire des prêts du Groupe de l’Agence Française de Développement (AFD). Depuis 1992, le cumul des engagements du groupe avoisine les 6 milliards d’euros.

Par ailleurs, pour ce qui est des échanges commerciaux du Maroc avec la France, ils ont augmenté de 7,1% en 2018 pour atteindre 117,1 milliards de dirhams, après une progression de 6,6% en 2017. La croissance des importations (+9,1% à 57,3 milliards de dirhams) s’avère, toutefois, plus rapide que celle des exportations (+5,2% à 59,8 milliards de dirhams).

Le poids de la France dans les échanges globaux s’est établi à 15,5% en 2018 contre 15,9% en 2017. La France reste le deuxième partenaire commercial du Maroc, derrière l’Espagne (18,7% en 2018). Elle est aussi deuxième client du Royaume et son deuxième fournisseur, soit respectivement 21,7% et 11,9% en 2018.

Sur les neuf premiers mois de 2019, les importations en provenance de la France ont rebondi de 11,5%, en glissement annuel, pour s’établir à 44,5 milliards de dirhams.

Les exportations vers la France se sont accrues de leur côté de 2,4% pour atteindre 45 milliards de dirhams. Le solde commercial reste excédentaire (443 millions de dirhams), avec un taux de couverture des importations par les exportations de l’ordre 101%.

MAP-