La deuxième édition du Festival international des nomades à Touizgui (province d’Assa-Zag) a pris fin dimanche soir après avoir enregistré une présence remarquée des pays arabes.

Le festival, qui a célébré cette année la culture des bédouins en Afrique, a vu la participation de délégations venant de l’Arabie Saoudite, du Koweit, de la Jordanie et de la Mauritanie ainsi que du Sénégal, du Niger, de la Suisse et de la Pologne.

Cette manifestation artistique, organisée sous le thème: «Culture des nomades en Afrique: les ressources locales au service du développement» par la commune Touizgui et l’associtaion Touizgui de sauvegarde de l’espace en coordination avec la Fédération générale des courses de chameaux, a pour objectif de susciter plus d’intérêt pour la course de dromadaires aux niveaux local et régional, une activité étroitement liée à la vie bédouine et nomade dans la région, en Afrique et dans certains pays arabes.

En plus des courses de dromadaires, plus de 100 tentes thématiques ont été organisées lors de cet évènement permettant de découvrir les traditions et les coutumes des tribus nomades les plus importantes, leurs arts, leur culture et leur patrimoine.

A travers ces tentes thématiques, l’assistance a également découvert la vie des nomades à travers des jeux populaires collectifs et des compétitions dans l’art, la cuisine sahraouie traditionnelle et la littérature hassanie avec la participation de quelques écrivains de la culture hassanie, dont l’écrivain Cheikh Salami Sidati et le poète et chercheur Talib Bouya Laâtig.

Le président de la commune de Touizgui, Hadrami Benka a souligné que le slogan de ce festival vise à faire des provinces du sud du Maroc une porte d’entrée vers l’Afrique en vue de renforcer les relations du Royaume avec les pays du continent et de raffermir davantage les échanges culturels entre les peuples et les nations.

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Il a relevé que les pays arabes et africains qui participent à ce festival partagent avec le Maroc des liens historiques ainsi que les traditions et les coutumes, ce qui est de nature à conserver la mémoire collective des nomades et d’enrichir le dialogue entre les peuples arabes et africains à travers la célébration des symboles communs aux nomades du Maroc et d’autres pays.

M. Benka a souligné que ce festival est aussi l’occasion de partager les expériences et de valoriser la dimension culturelle de la vie des nomades, précisant que les courses de dromadaire mettent en valeur l’importance de ce patrimoine dans les pays arabes et européens.

En marge de ce colloque, des débats ont été organisés sur différents aspects de la vie des nomades et la dimension culturelle de ce mode de vie.

Lors d’un colloque organisé sous le thème «L’espace Touizgui: l’histoire et les ressources de l’héritage», les participants ont appelé à l’exploitation des inscriptions rupestres dont regorge la région pour mettre en place des circuits touristiques et culturelles.

La région de Touizgui constitue l’un des importants lieux de concentration des inscriptions rupestres au Maroc avec près de 30 sites.

Le chercheur Mohamed Bouzenkade, enseignant à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université Ibn Zohr d’Agadir, a indiqué dans ce cadre que Touizgui est l’un des grands sites du patrimoine matériel au niveau national, en particulier les inscriptions rupestres, soulignant dans une déclaration à la MAP la nécessité de la préservation et de la valorisation de cet héritage pour promouvoir le tourisme dans la région.