La croissance économique au Maroc serait de 3,5% en 2020, selon les perspectives de la banque mondiale livrées dans son dernier rapport intitulé “Perspectives économiques mondiales”.

“L’activité touristique favorable continue de soutenir la croissance des importateurs de pétrole, tels que le Maroc et la Tunisie. Cependant, la production agricole est devenue moins favorable et a pesé sur l’activité au Maroc”, relève la Banque mondiale.

L’institution souligne également la réduction par le Maroc de la charge fiscale des subventions des produits pétroliers, “tout en évitant de graves conséquences négatives sur la pauvreté et l’inégalité”.

Par ailleurs, l’objectif du royaume devrait de poursuivre l’exécution des réformes budgétaires, afin de pâlir aux dysfonctionnements et disparités socio-économiques que connait le pays. Cela concerne, entre autres, l’adoption d’un taux de change plus flexible, ainsi que de mettre en place un environnement favorable aux entreprises et investissements nationaux tout aussi bien qu’étrangers.

La réalisation de ces objectifs se fera notamment à travers la concrétisation des dispositions du PLF 2020, qui devrait mettre en avant l’aspect social, considéré comme l’une des lacunes des stratégies précédemment adoptées. Le Maroc devra en effet mettre en place des stratégies efficaces et adaptées à la situation du marché, afin de réduire le taux de chômage, notamment auprès des jeunes, qui restent encore marginalisé. Cela concernera la mise en place d’une offre adaptée aux formations proposées, mais aussi à la situation du marché professionnel international.

En 2021, la croissance devrait légèrement remonter pour atteindre 3,6% et 3,8% en 2022, selon les estimations de l’institution de Breton Woods.

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Après une année 2019 morose et marquée par une nette baisse des échanges et des investissements, la Banque mondiale prévoit une croissance économique mondiale de 2.5% en 2020, sans écarter les risques de détérioration qui persistent depuis la dernière crise économique mondiale.

Cette croissance timide ne sera cependant pas généralisée, car plusieurs économies avancées comme la Chine ou les Etats-Unis poursuivront leur ralentissement. Elle résultera en grande partie de l’accélération des activités des marchés émergents et des économies en développement, en particulier l’Argentine, le Brésil, l’Inde, l’Iran, le Mexique, la Russie, l’Arabie Saoudite et la Turquie.

Dans les économies avancées, l’année 2020 sera également sombre à cause du taux de croissance qui devrait chuter à 1,4% selon le rapport semestriel de la Banque mondiale. Une chute causée par plusieurs facteurs comme le redressement tardif des échanges commerciaux ainsi que les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi par l’instabilité géopolitique.