Le Maroc constitue un “exemple” de bonnes pratiques dans le domaine de la gestion des flux migratoires, à la faveur notamment des “importantes transformations” introduites dans sa politique en la matière, a affirmé jeudi à Paris, Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le statut du Maroc a évolué, à l’instar de la plupart des pays de l’OCDE, pour devenir non seulement un pays de transit mais également un pays d’accueil pour des ressortissants de l’Afrique subsaharienne cherchant à rejoindre l’Europe, a souligné M. Dumont dans une déclaration à la MAP en marge d’un forum de haut niveau de l’OCDE sur les migrations et l’intégration.

Compte tenu de cette situation, le Maroc a introduit “d’importants changements” dans sa politique migratoire qui ont “permis de régulariser” la situation de milliers de migrants et “d’intégrer ces populations en vue de les insérer de manière plus durable au Maroc”, a ajouté M. Dumont, relevant qu’il s’agit d’un “exercice pas évidemment facile”.

Il a en outre souligné que l’Espagne, qui assume la vice-présidence de la conférence ministérielle de l’OCDE sur les migrations et l’intégration qui se tiendra vendredi, “ne cesse de nous rappeler cette excellente coopération qu’ils ont avec les autorités marocaines sur les questions migratoires”, faisant observer que le Royaume “est un exemple de bonnes pratiques qui sera évoqué lors des débats des ministres à cette réunion de l’OCDE”.

Le chef de la division des migrations internationales à l’OCDE a en outre fait savoir que la coopération entre le Maroc et cette organisation touche à plusieurs autres volets en rapport avec la migration, notamment celui de la diaspora marocaine dans les pays de l’OCDE et comment le Royaume peut tirer profit de cette diaspora “très importante” qui regorge de “beaucoup de compétences”.

“Nous avons travaillé avec les autorités marocaines pour leur fournir une cartographie de cette diaspora et pour réfléchir à des pistes pour renforcer les liens avec elle”, a-t-il expliqué.

Le Forum politique de haut niveau de l’OCDE sur les migrations et l’intégration s’est ouvert jeudi dans la capitale française avec la participation de ministres, de hauts fonctionnaires, de dirigeants du secteur privé, d’universitaires et de représentants de la société civile.

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Ce forum sera suivi vendredi d’une conférence ministérielle qui réunira des ministres des pays de l’OCDE et d’autres Etats pour aborder comment construire une approche de l’ensemble de la société face aux nouveaux défis des migrations et de l’intégration.

Tenant compte de cette dynamique migratoire, le Maroc a tracé sa propre feuille de route qui s’articule autour d’une approche humaniste, cohérente et globale. La Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA) se distingue par sa singularité, notamment à travers l’implication des acteurs de la société civile dans sa conception et la mise en œuvre de ses actions phares.

le Maroc a tracé sa propre feuille de route qui s’articule autour d’une approche humaniste, cohérente et globale. La Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA) se distingue par sa singularité

Inscrite en faveur d’une gouvernance mondiale de la migration, la politique migratoire marocaine s’illustre également par une bonne conduite de l’opération exceptionnelle de régularisation de la situation des milliers de migrants irréguliers en vue de leur assurer une meilleure intégration et par conséquent une meilleure gestion des flux migratoires. La première phase de ce dispositif a été initiée en décembre 2014 permettant la régularisation de 23.096 migrants sur 27.649 provenant du Sénégal, de la République Démocratique du Congo (RDC), de la Côte d’Ivoire et de la Syrie. Près de la moitié de ces bénéficiaires (44%) sont des femmes.

Après le succès de la première campagne, une deuxième phase a été programmée sur Instructions royales. Ainsi de décembre 2016 à fin 2017, 28.400 demandes de régularisation ont été déposées dont plus de 20.000 demandes approuvées à fin Outre la régularisation de la situation des migrants, le Maroc a également mis à niveau son cadre réglementaire.

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MAP-