Les dirigeants des principaux pays concernés par le conflit en Libye ont appelé à une cessation des hostilités et un “cessez-le-feu permanent” dans ce pays déchiré par la guerre, dimanche à Berlin.

“Nous appelons toutes les parties concernées à redoubler d’efforts pour une suspension durable des hostilités, la désescalade et un cessez-le-feu permanent”, affirment-ils dans un communiqué final à l’issue d’une conférence internationale réunie dimanche à Berlin.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a annoncé dimanche à l’issue d’un sommet international à Berlin sur la Libye que les puissances étrangères s’étaient engagées à renoncer à une “interférence” dans le conflit dans ce pays.

“Tous les participants se sont engagés à renoncer à des interférences dans le conflit armé ou les affaires intérieures de la Libye”, a indiqué M. Guterres alors que la Turquie soutient militairement le gouvernement de Fayez al-Sarraj à Tripoli et la Russie, malgré ses dénégations, est soupçonnée d’appuyer l’homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar.

“Respect” de l’embargo sur les armes

Les participants se sont accordés pour “respecter” strictement l’embargo sur les armes et que “cet embargo serait plus strictement contrôlé qu’auparavant”, a expliqué la chancelière lors d’une conférence de presse commune avec Antonio Guterres, et l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé.

L’embargo a été décrété en 2011 par l’ONU mais est largement resté lettre morte.

“Nous avons assisté à une escalade dans le conflit. Il a atteint ces derniers jours une dimension dangereuse”, a en effet fait valoir Antonio Guterres, pointant le “risque d’une véritable escalade régionale”.

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Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué que les deux belligérants du conflit libyen n’étaient pas parvenus à entamer un “dialogue sérieux” lors du sommet international qui s’est tenu dimanche à Berlin.

“La conférence a été très utile (…) mais il est clair qu’on n’a pas réussi pour l’instant à lancer un dialogue sérieux et stable” entre le chef du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU, et l’homme fort de l’Est libyen, Khalifa Haftar, a déclaré le chef de la diplomatie russe à la presse à l’aéroport de Berlin.

“Les parties libyennes ont fait un petit pas en avant par rapport à la rencontre à Moscou” lundi dernier, à l’issue de laquelle le maréchal Haftar avait refusé de signer un accord de cessez-le-feu, affirmant avoir besoin de plus de temps, a-t-il reconnu.

Comme à Moscou, les deux chefs rivaux ne se sont pas rencontrés dans la capitale allemande où les dirigeants des principaux pays concernés par le conflit en Libye se sont engagés à respecter l’embargo sur les armes décidé en 2011 par l’ONU et à renoncer à toute “interférence” étrangère dans le conflit.

La Russie, malgré ses dénégations, est soupçonnée d’appuyer Khalifa Haftar. Le président russe Vladimir Poutine a participé au sommet dimanche, au côté de d’autres dirigeants de pays concernés par le conflit libyen.

“La conférence a été très utile (…) mais il est clair qu’on n’a pas réussi pour l’instant à lancer un dialogue sérieux et stable” entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, a déclaré le chef de la diplomatie russe à la presse à l’aéroport de Berlin.

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Engagement à “renoncer à des interférences” dans le conflit libyen

Autre point sensible du conflit : les interventions plus ou moins directes de pays étrangers dans ce conflit. “Tous les participants se sont également engagés à renoncer à des interférences dans le conflit armé ou les affaires intérieures de la Libye”, a indiqué Antonio Guterres.

La Turquie soutient en effet militairement le gouvernement de Fayez al-Sarraj à Tripoli et la Russie, malgré ses dénégations, est soupçonnée d’appuyer l’homme fort de l’Est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar.

Depuis la reprise des combats entre camps rivaux en Libye en avril 2019, plus de 280 civils et 2 000 combattants ont été tués et, selon l’ONU, plus de 170 000 habitants ont été déplacés.