« Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat» est constitué désormais de 8 Milliards de DH (MMDH), dont le quart est financé par le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social, a souligné le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Le Fonds Hassan II vient apporter deux milliards de DH aux six milliards dont est doté le Compte d’affectation spéciale qui a été dédié à l’entrepreunariat, a indiqué M. Benchâaboun dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de signature de deux conventions relatives à la contribution du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social au «Programme intégré d’appui et de financement des entreprises», présidée vendredi par le roi Mohammed VI au Palais Royal de Rabat.

La particularité des conventions signées aujourd’hui, c’est qu’elles sont dédiées au monde rural, a fait savoir Benchâboun, notant que le mécanisme impulsé par SM le Roi consiste en un refinancement des banques qui vont accompagner l’entreprenariat dans le monde rural à zéro pc.

Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social apporte un complément de 2 milliards de dirhams (MMDH) à un taux de zéro pour cent, qui sera réservé au soutien des projets d’entrepreneuriat dans le monde rural, représentant le quart des financements du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises, a indiqué, vendredi à Rabat, la Présidente du directoire du Fonds Hassan II, Dounia Ben Abbas Tâarji.

Dans une allocution prononcée au Palais Royal de Rabat devant le roi Mohammed VI, Ben Abbas Tâarji a relevé qu’en complément du fonds public/privé de soutien à l’entrepreneuriat de 6 milliards de dirhams, financé conjointement par les banques et par l’Etat, et qui a fait l’objet des accords signés devant le souverain, le Fonds Hassan II apporte un complément de 2 milliards de Dh qui sera réservé au soutien des projets d’entrepreneuriat dans le monde rural, représentant ainsi le quart des financements de ce programme intégré.

Le montant de 2 MMDH apporté par le Fonds Hassan II à un taux de zéro pour cent, vient en appui aux banques, et en premier lieu au Crédit Agricole du Maroc, a-t-elle ajouté, notant que cela a permis de faire baisser le taux d’intérêt dans le cadre de ce programme impulsé par le roi à un niveau historiquement bas, plafonné à 1,75%.

Les projets qui seront financés sont ceux des petites ou très petites entreprises, qu’elles soient agricoles ou non agricoles, des autoentrepreneurs ou des jeunes porteurs de projets, des jeunes entreprises innovantes, et des petites exploitations agricoles, qu’il s’agisse de personnes physiques ou de personnes morales, a précisé Tâarji.

Il est entendu que l’activité en question peut être une création nouvelle ou une reconversion significative de l’exploitation, ou encore un investissement innovant ou permettant une modernisation de l’activité, a-t-elle fait savoir, relevant que les futurs projets d’investissement dans le cadre de l’opération de Melkisation des terres collectives sont également éligibles. Pour les projets agricoles, la typologie des projets éligibles doit être compatible avec les vocations définies dans le cadre de la stratégie nationale de développement agricole et notamment par l’encouragement des cultures à meilleure valeur ajoutée, a dit Tâarji.

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« Pour nous assurer que la mise en place de ces financements permettra d’avoir un impact réel sur le monde rural, et contribuera à l’émergence de cette classe moyenne rurale pour laquelle les Hautes Instructions Royales ont appelé à réunir les conditions favorables, un mécanisme de suivi attentif sera déployé », a-t-elle souligné, ajoutant qu’avec l’aide de la Caisse Centrale de Garantie, toutes les informations relatives au fonctionnement et aux réalisations des financements accordés seront examinées régulièrement.

Le Fonds suivra en particulier les indicateurs sur le nombre d’emplois créés, le nombre de porteurs de projets ou d’entreprises accompagnés et ou financés, ainsi que la répartition régionale, sectorielle et par genre, a assuré Ben Abbas Tâarji. Ces éléments permettront aux banques d’ajuster leurs propositions pour répondre de la façon la plus efficace possible aux besoins du monde rural, a-t-elle soutenu.

« Pour nous assurer que la mise en place de ces financements permettra d’avoir un impact réel sur le monde rural, et contribuera à l’émergence de cette classe moyenne rurale pour laquelle les Hautes Instructions Royales ont appelé à réunir les conditions favorables, un mécanisme de suivi attentif sera déployé »,

Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social est un instrument créé pour accompagner des actions structurantes pour l’économie et la société marocaine. A travers ce financement de 2 milliards à taux zéro, qu’accorde le Fonds Hassan II, sur Hautes Instructions Royales, pour financer l’entrepreneuriat dans le monde rural, le Fonds se mobilise en faveur de la création d’emplois et de l’inclusion économique dans toutes les régions du Royaume, a-t-elle indiqué.

Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat DE HASSAN II ESt désormais consititué de 8 milliards de DH 1

Dounia Taarji: une financière à la tête du Fonds Hassan II pour le développement économique et social

Dans les hautes sphères de la finance, c’est un nom qui compte. Dounia Ben Abbas Taarji est aussi la première femme à la tête du “gendarme de la bourse”, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières, entre 2001 et 2009. C’est à une femme au parcours exceptionnel que le Souverain a confié la gestion du Fonds Hassan II pour le développement économique et social. SM le Roi Mohammed VI a bien voulu la nommer, lors d’un Conseil des ministres jeudi 07 février, en tant que présidente du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

Ses connaissances et sa parfaite maîtrise du secteur financier seront déterminants dans cette nouvelle mission. Il s’agira notamment d’assurer le financement de projets porteurs de croissance et de développement dans les secteurs économiques et sociaux et de cibler la contribution du fonds dans ce sens.

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Biographie :

Après un Bac C, obtenu en 1982 au Lycée Lyautey de Casablanca, Dounia Ben Abbas Taarji s’oriente vers des études de commerce en France. Elle est diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris, option Finance, en 1987. En parallèle, elle suit une formation juridique universitaire, et obtient une maîtrise en droit privé, option droit des affaires de l’Université de Paris II (Assas), en 1988. En Juin 1992, elle se voit décerner un DEA en droit des affaires à l’Université de la Sorbonne. Enfin, en 1995, elle décroche le diplôme de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers) du Centre de Formation à l’Analyse Financière de Paris.

La carrière professionnelle de Dounia Taarji commence en octobre 1987, en tant que chargée d’affaires dans une équipe spécialisée en «project finance» (financement de projets) au sein du Crédit Lyonnais, à Paris.

En décembre 1990, elle rejoint Clinvest, la filiale Banque d’affaires du Crédit Lyonnais, pour des opérations de conseil en fusions-acquisitions et d’Ingénierie Financière. Elle y sera également chargée de participations effectuées dans une optique capital-risque.

En octobre 1995, le Crédit du Maroc lui propose de créer sa filiale société de bourse, CDMC (Crédit du Maroc Capital). A ce poste, elle crée également la filiale chargée de la gestion d’actifs, et lance les premiers OPCVM du Crédit du Maroc. Au nom de CDMC, elle est administrateur-fondateur de la Bourse de Casablanca et membre du Comité Exécutif. Dans ses fonctions, elle participe d’une façon active à la modernisation de la Bourse de Casablanca : Conception et négociation des textes légaux et réglementaires, mise en place du nouveau système de cotation électronique et organisation des campagnes de sensibilisation et de promotion de la place boursière de Casablanca.

En septembre 1998, elle rejoint CFG Group en qualité d’associée, au sein de la filiale en charge du conseil. Elle y encadre les équipes de « fusions acquisitions », puis l’équipe « marchés de capitaux » et « infrastructures », et supervise de nombreuses opérations.

En août 2001, Dounia TAARJI a été nommée à la tête du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) dont la mission est de s’assurer de la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières. En 2010, elle est Directeur Général de Malya Conseil puis à Monitor Group.

A propos du Fonds Hassan II

Le Fonds Hassan Il pour le développement économique et social, dont SM le Roi Mohammed VI a nommé jeudi dernier Mme Dounia Taarji présidente du directoire, a été créé en 2002 en vertu du dahir N° 1-02-02 du 15 kaada 1422 (29 janvier 2002) portant promulgation de la loi N° 36-01, dans l’objet d’apporter son concours financier à des projets de développement économique et social dans certains secteurs industriels.

MAP-