Les travaux du 33ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) se sont ouverts dimanche après-midi à Addis-Abeba, avec la participation du Maroc.

Le Sommet de cette année est initié sous le thème “Faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l’Afrique”. Les réunions du Comité des représentants permanents (COREP, 21-22 janvier) et du Comité exécutif de l’Union composé essentiellement de ministres des Affaires étrangères des pays membres (6-7 février), en prélude du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement (9-10 février), ont permis de baliser le sujet.

Plusieurs dossiers d’actualité africaine majeure sont au menu de cette rencontre de deux jours qui connaitra le passage de relais entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et son homologue Sud-africain Cyril Ramaphosa qui présidera aux destinées de l’UA pour cette année 2020.

Le 33e sommet de l’Union africaine, qui s’est ouvert devant un parterre de chefs d’Etat, de gouvernement, de ministres et de diplomates, sera dominé par les conflits armés : la Libye, le Sahel ou le Soudan du Sud. Autre enjeu important : la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCA), projet phare de l’agenda 2063 de l’UA, lancée en juillet dernier à Niamey et qui donne lieu à d’intenses négociations. Également à l’ordre du jour : la poursuite de la réforme de l’organisation proprement parler afin de la rendre plus efficace, moins budgétivore.

Plusieurs autres dossiers chauds, dont le financement de l’Organisation continentale et la question de la migration en Afrique restent toujours d’actualité.

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SM le Roi Mohammed VI, en tant que Leader de l’Union Africaine sur la Question de la Migration, a toujours plaidé pour un véritable Agenda africain sur la Migration.
Le Maroc, en tant que modèle en matière de gestion de la migration en Afrique, développe ainsi un Agenda africain à soumettre au sommet de l’Union africaine. Le Souverain avait lancé un appel pressant aux pays africains pour prendre “leurs responsabilités dans la garantie des droits et de la dignité des migrants africains sur leur sol”.

Migrations : le Maroc héberge l’Observatoire de l’Union africaine
Le Maroc et l’UA ont signé le 10 décembre 2018 à Marrakech l’accord de siège de l’Observatoire africain des migrations et du développement, une institution de l’UA chargée de collecter et d’analyser des données sur la migration en Afrique. Il sera basé dans la capitale marocaine Rabat.
SM le Roi Mohammed VI avait proposé, dans le cadre de l’Agenda africain pour la migration, soumis au 30e sommet de l’Union africaine, la création de cet observatoire et d’un poste d’envoyé spécial de l’Union africaine chargé de la migration.

Pour rappel, le Royaume a participé à la 36eme session du Comité exécutif de l’Union (6-7 février courant) par une forte délégation de représentants du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, d’ambassadeurs et de membres de la mission permanente du Royaume auprès de l’UA, en prélude du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement (9-10 février).

Le Conseil exécutif est chargé de préparer les documents et de rédiger les décisions et déclarations qui seront examinées par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement. Les principaux résultats du sommet seront les décisions et déclarations des chefs d’État et de gouvernement et celles du Conseil exécutif. Ces décisions guideront les travaux de l’UA pour l’année prochaine et au-delà.

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