La Réserve mondiale de semences du Svalbard en Norvège abrite plus d’un million de graines dont celles du Maroc.

Le Doomsday Vault ou la Réserve mondiale de semences du Svalbard, tel qu’il est actuellement connu, est destiné à servir de chemin de l’humanité pour conserver les graines en cas de catastrophe.

Ce dernier dépôt est le plus important depuis l’ouverture du coffre-fort en 2008. Par ailleurs, il est le premier depuis la mise à niveau vitale du coffre-fort en 2019. Plusieurs instituts de beaucoup de pays ont effectué plusieurs dépôts. Il s’agit de la Nation Cherokee (États-Unis), l’Université de Haïfa (Israël), l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) du Maroc, l’Institut Julius Kühn (Allemagne), l’Institut Libanais de Recherche Agricole, l’Arboretum National Baekdudaegan National (Corée du Sud), Suceava Genebank «Mihai Cristea» (Roumanie) et Kew Gardens (Royaume-Uni).

À ce jour, 85 organisations ont stocké leurs graines dans la Banque de semences. Les graines de ce gisement comprennent des herbes, des légumes, des cultures de base et d’autres plantes sauvages rarement utilisées ou produits destinés à l’agriculture.

Plus d’un million de semences conservées dans un bunker


Bien qu’il puisse sembler présomptueux de stocker des graines pour notre destin potentiel, la Réserve mondiale de semences du Svalbard a déjà fait ses preuves. En 2015, le coffre-fort a permis aux scientifiques syriens de prendre des graines qui y avaient été stockées. Cela leur a permis de continuer à développer du blé résistant à la sécheresse et à la chaleur après la destruction d’une banque de gènes à Alep, en Syrie, emportant tout leur dur labeur avec eux.

«La vaste portée du gisement de semences d’aujourd’hui reflète l’inquiétude mondiale concernant les impacts du changement climatique et de la perte de biodiversité sur la production alimentaire, mais plus important encore, il démontre un engagement mondial croissant – des institutions et des pays qui ont effectué des gisements aujourd’hui et du monde entier – à la conservation et l’utilisation de la diversité des cultures qui est cruciale pour les agriculteurs dans leurs efforts pour s’adapter aux conditions de croissance changeantes ».

LE MAROC CONSERVE SES  GRAINES EN NORVÈGE EN CAS DE CATASTROPHE 1

Parmi les graines qui seront déposées par des institutions du Brésil, des États-Unis, d’Allemagne, du Maroc, du Mali, d’Israël ou encore de Mongolie figurent des cultures de base courantes mais aussi des variétés sauvages moins utilisées. Cet arrivage va porter à environ 1,05 million le nombre de variétés entreposées dans les trois alcôves souterraines qui forment la « Chambre forte du Jugement dernier », un autre surnom de la réserve.

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Se voulant un filet de sécurité face aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, aux maladies ou encore aux impérities des Hommes, la structure a vu le jour en 2008 grâce à un financement de la Norvège.

Arctique : la plus grande réserve de graines au monde s’enrichit

Dans ce bunker, enfoui sous la terre en Norvège, la biodiversité et de la diversité génétique de la Planète sont protégées des menaces, notamment climatiques. Cette « Arche de Noé végétale » est la plus grosse réserve mondiale de semences et elle va recevoir mardi prochain un arrivage important de graines en provenance du monde entier. Des milliers de variétés sont conservées dans cette forteresse conçue pour pouvoir en accueillir jusqu’à 4 millions.

L’« Arche de Noé végétale », plus grosse réserve mondiale de semences située dans l’Arctique, doit accueillir mardi un important arrivage de semences, entreposées dans ses entrailles pour préserver la biodiversité face aux périls, notamment climatiques. Plus de 60.000 échantillons de semences, propriété de 36 banques génétiques régionales et internationales, vont rejoindre le Svalbard Global Seed Vault. Cette chambre forte est enfouie dans une montagne près de Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à un millier de kilomètres du Pôle Nord.

« À mesure que le rythme du changement climatique et que la perte de biodiversité augmentent, émerge une nouvelle urgence dans les efforts pour sauver les cultures vivrières menacées d’extinction, a déclaré Stefan Schmitz, directeur de la fondation Crop Trust, chargée de gérer la réserve. L’ampleur du dépôt de semences d’aujourd’hui (…) démontre un engagement mondial croissant (…) pour la conservation et l’utilisation de la diversité des cultures cruciale pour les agriculteurs dans leurs efforts d’adaptation à l’évolution des conditions de culture. »

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AFP