Le cuir; une filière qui est considérée comme étant un secteur à fort potentiel à l’export pour l’industrie marocaine, a souligné, jeudi à Casablanca, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy.

Cette filière est en mesure de permettre le développement de l’emploi et du savoir-faire marocain, a indiqué M. Elalamy à l’ouverture de la 8ème édition du salon international du cuir ”MAROCUIR’’, qui se tient du 27 au 29 février courant, sous le thème “La déclinaison régionale des écosystèmes du cuir: une opportunité de développement et de croissance du secteur dans les marchés à forts potentiels”.

LE CUIR, UN SECTEUR À FORT POTENTIEL À L’EXPORT 1

M. Elalamy a souligné à cet égard que SM le Roi Mohammed VI a insisté énormément sur les métiers traditionnels du pays afin de les développer et de leur donner une chance de pouvoir s’intégrer à la mondialisation, faisant observer que les écosystèmes dans le secteur du cuir ont commencé à donner leur fruit.

Le ministre a aussi relevé que le savoir-faire des professionnels marocains du secteur reste au service des pays frères d’Afrique, leur offrant à la fois proximité et produits et services les plus compétitifs.

Il a ensuite salué la présence de jeunes opérant dans le secteur du cuir pour en faire un “vrai fer de lance” de l’industrie marocaine.

Pour sa part, le président de la Fédération marocaine des industries du cuir (FEDIC), Hamid Ben Rhrido, a indiqué dans une déclaration à la MAP que le secteur du cuir joue un rôle très significatif dans l’économie nationale tant sur le plan social que sur celui de l’export.

Soulignant l’importance de ce secteur dans la vie quotidienne et économique, M. Ben Rhrido, élu mercredi à la tête de la Confédération africaine des industries du cuir (COAFRIC), a fait savoir que ce salon, dont l’invité d’honneur est la république de Côte d’ivoire, regroupe cette année 100 exposants nationaux et internationaux.

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L’édition de cette année, dont le coup d’envoi a connu la présence de plusieurs personnalités politiques, économiques et diplomatiques, est marquée par le lancement officiel de la COAFRIC en présence de plus de 15 opérateurs représentant 15 pays africains. Cette Confédération aura pour rôle de promouvoir le secteur du cuir au niveau africain et de créer des synergies commerciales et d’investissement entre les industriels africains du cuir.

LE CUIR, UN SECTEUR À FORT POTENTIEL À L’EXPORT 2

Plus de 80 exposants en provenance de 10 pays participent à cet événement d’envergure auquel plus de 5.000 opérateurs professionnels du secteur prennent part. Étendu sur une superficie de 3600m² au sein de la Foire internationale d’exposition, ce salon organise en outre 7 conférences thématiques sur différents sujets d’actualité tels que le financement, les zones industrielles et la mode.

Le secteur du cuir représente un maillon des plus importants de l’industrie et de l’économie marocaines. cette filière, qui compte 300 entreprises emploie 18.000 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de plus de 4,2 milliards de dirhams (MMDH) en 2018.

Pour assurer son développement, une stratégie industrielle lui est dédiée dans le cadre du Plan d’accélération industrielle articulée autour de 3 écosystèmes cuir mis en place et opérationnels, à savoir Chaussures en Cuir, Maroquinerie et Vêtements en Cuir et Tannerie et Mégisserie.

Le secteur du Cuir au Maroc

Le secteur du cuir est l’un des secteurs ancestraux du Maroc. L’industrie du cuir emploie aujourd’hui environ 21 000 salariés de façon formelle et prés de 10 000 personnes de manière informelle. La production du secteur est évaluée à plus de 3 Milliards de DH, associée d’une valeur ajoutée dépassant 1 Milliard et un montant d’investissement estimé à près de 130 Millions de Dhs. 58% de la production du secteur est destinée à l’export. La chaussure représente le produit phare avec 80% des exportations. Les cuirs et les peaux ayant subi une opération de tannage arrivent en deuxième position avec 12%, enfin, les produits de maroquinerie et de vêtements en cuir représentent 8% des exportations. Les derniers chiffres indiquent l’existence de 295 unités industrielles relevant du secteur du cuir.

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Le secteur présente un certain nombre d’avantages concurrentiels : Des ressources Humaines qualifiées, la proximité géographique avec l’Europe, la croissance affichée des exportations pendant de longues périodes, les incitations publiques mises en œuvre dans le cadre des contrats de performance signés avec la Fédération Marocaine des Industries du Cuir (FEDIC), une ferme volonté, à la fois, des pouvoirs publics et des acteurs principaux du secteur de promouvoir l’investissement et d’améliorer son attractivité.

Ainsi, les conditions de globalisation des échanges impliquent, à l’instar de tous les secteurs productifs, l’accélération de la restructuration du secteur du cuir en vue d’une amélioration significative et continue de sa compétitivité structurelle.

Les écosystèmes de chaussures, tanneries, mégisseries et maroquinerie emploient aujourd’hui environ 21 000 salariés de façon formelle et près de 10 000 personnes de manière informelle. La production du secteur est évaluée à plus de 3 milliards de dirhams (MMDH) associée d’une valeur ajoutée dépassant 1 MMDH et un montant d’investissement estimé à près de 130 millions de dirhams (MDH), alors que 58% de la production du secteur est destinée a l’export.

La chaussure représente le produit phare avec 80% des exportations, tandis que les cuirs et les peaux ayant subi une opération de tannage arrivent en deuxième position avec 12%. Les produits de maroquinerie et de vêtements en cuir, quant à eux, représentent 8% des exportations.

MAP-