L’analyse de la situation des femmes vis-à-vis du marché du travail révèle une faible participation de ces dernières à l’activité économique, selon le Haut-commissariat au plan (HCP).

« En effet, le taux d’activité des femmes n’est que de 21,5%, largement en deçà de celui des hommes (71%). Ce taux enregistre 27,1% en milieu rural contre 18,5% en milieu urbain », indique le HCP dans une note d’information sur la situation de la femme vis-à-vis du marché de travail, publiée à l’occasion de la journée internationale des Femmes (08 mars).

En 2019, le Maroc comptait 17,9 millions de femmes (50,3%) dont 13,4 millions sont en âge d’activité (15 ans et plus), précise cette note. S’agissant des femmes en dehors du marché de travail, au nombre de 10,5 millions, elles représentent 78,5% de la population féminine âgée de 15 ans et plus (81,5% en milieu urbain et 72,9% en milieu rural), relève la même source, notant que la majorité d’entre elles sont des femmes au foyer (75,2%) ou des élèves/étudiantes (14,1%).

Parallèlement, le HCP indique que sur une population active occupée de 10,97 millions, le nombre de femmes actives occupées est de 2,49 millions, soit un taux de féminisation de l’emploi de 22,7%.

Chaque année au 8 mars, le monde célèbre la journée internationale des Femmes. Le thème de cette année porte sur « Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes ».

Le taux d’emploi des femmes, quant à lui, est de 18,6% contre 65,5% parmi les hommes, fait ressortir ladite note, ajoutant que ce taux est plus élevé en milieu rural avec 26,3% qu’en milieu urbain (14,5%). Il est également plus élevé parmi les divorcées (38,6%) et les célibataires (19,3%).

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Le taux d’emploi féminin croît avec l’âge. Il passe de 8,8% chez les femmes âgées de 15 à 24 ans à 18,7% parmi celles âgées de 45 ans ou plus. Ce taux se situe à 22,3% parmi les femmes âgées de 25 à 34 ans et à 25,4% chez les 35 à 44 ans.

Les femmes actives occupées sont relativement jeunes, 36,2% sont âgées de moins de 35 ans. Elles sont également moins qualifiées, puisque plus de six femmes en emploi sur dix (61%) n’ont aucun diplôme, contre 53,8% pour les hommes.

Cette proportion cache des disparités importantes par milieu de résidence. Elle est de 89,8% en zones rurales contre 33,2% en zones urbaines.

LES 14 CHOSES QU’UNE FEMME NE POUVAIT PAS FAIRE IL Y A 15 ANS

Il y a 15 ans, jour pour jour, les femmes ne pouvaient realiser certaines choses.

La Moudawana ou Code du statut personnel marocain a été codifié en 1958 sous le règne de Mohammed V, avant d’être amendé en 1993 par le Roi Hassan II, puis révisé en février 2004 par le Parlement marocain. Promulgué par le Roi Mohammed VI le 10 octobre 2004, il y a aujourd’hui 15 ans, le nouveau code de la famille marque un tournant décisif dans l’histoire des femmes du Maroc.

Les droits des femmes ont considérablement évolué au Maroc depuis ce jour, et avec eux, l’évolution du statut des femmes dans la société, la famille et le couple.

La preuve en 14 étapes, naguères interdites, qui font maintenant partie de notre quotidien :

  • Les femmes marocaines ne pouvaient pas voter à 18 ans.
  • Les femmes ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur père ou de leur tuteur.
  • Bien que majeures, elles ne pouvaient pas faire une demande de passeport sans l’autorisation de leur père, de leur mari ou de leur tuteur.
  • Les Marocaines ne pouvaient pas gérer un commerce sans le consentement de leur père, de leur mari ou de leur tuteur.
  • Les femmes ne pouvaient pas dénoncer le harcèlement sexuel dont elles étaient victimes.
  • Elles ne bénéficiaient pas des mêmes droits que leur mari et n’étaient d’ailleurs pas considérées comme des adultes responsables.
  • Les Marocaines ne pouvaient pas transmettre leur nationalité à leur enfant, dans le cas où elles se mariaient avec un étranger.
  • Elles ne pouvaient pas non plus adopter un enfant si elles étaient célibataires.
  • Elles ne pouvaient pas contraindre un homme à reconnaître un enfant conçu pendant la période de leurs fiançailles.
  • Les Marocaines ne pouvaient pas demander le divorce.
  • Elles ne pouvaient pas empêcher leur mari de les répudier…
  • Ni même les empêcher d’en épouser une autre.
  • Elles ne pouvaient pas se remarier sans perdre automatiquement la garde des enfants.
  • Il y a 15 ans, elles ne pouvaient pas porter plainte pour des faits de violence conjugale.
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