La jeune fille est morte dans la nuit de mardi à mercredi à l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris. Elle avait contracté une forme “sévère” du Covid-19.

C’est la première victime mineure de la maladie en France. Une adolescente de 16 ans, Julie A., est morte, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, des suites de l’épidémie de coronavirus. Le décès a eu lieu à l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris. Pour le directeur général de la santé, le professeur Jérôme Salomon, cette information qu’il a annoncée jeudi soir est “importante, puisque les formes sévères chez les sujets jeunes sont extrêmement rares”.

SANS PROBLÈME DE SANTÉ PARTICULIER

Les proches de l’adolescente soulignent qu’elle n’avait aucun problème de santé et témoignent de leur incompréhension. «On n’aura jamais de réponses», déplore sa mère Sabine, interrogée par l’AFP.

Elle raconte que sa fille a d’abord eu une simple toux la semaine dernière, sans que son état ne soit inquiétant. Mais le week-end dernier, les quintes de toux s’accentuent et Julie est essouflée. Lundi, Sabine conduit sa fille chez son médecin généraliste, qui constate une déficience respiratoire «acceptable» et appelle les secours. L’adolescente est alors transportée à l’hôpital de Longjumeau, dans l’Essonne, où un test au coronavirus est pratiquée.

Dans la nuit, Julie est transférée à Paris à l’hôpital Necker pour enfants. Deux autres tests au Covid-19 sont menés. Julie est admise en réanimation mardi. «J’ai mal à mon coeur», explique la jeune fille à sa mère le même jour.

Les résultats aux derniers tests du Covid-19 sont négatifs.

À LIRE  COVID-19 France : la progression de l'épidémie est "très inquiétante" selon un haut responsable de la santé

Mais un peu plus tard dans la soirée, Sabine reçoit un appel de l’hôpital : le résultat du premier test fait à l’hôpital de Longjumeau vient d’arriver, Julie est positive au covid-19. Son état se dégrade, elle doit être intubée.

«DEPUIS LE DÉBUT, ON NOUS DIT QUE LE VIRUS NE TOUCHE PAS LES JEUNES»

«On n’y croit pas. On se dit qu’ils se sont trompé. Et pourquoi ces résultats arrivent aussi tard ?», souligne Sabine. «Depuis le début, on nous dit que le virus ne touche pas les jeunes. On l’a cru, comme tout le monde», témoigne à son tour la soeur aînée de Julie, Manon.

Vers 00h30, la famille reçoit un nouvel appel de l’hôpital, qui leur dit de «venir vite». Lorsque Sabine et Manon arrivent à Necker, Julie est décédée.

Les funérailles de l’adolescente sont prévues dans quelques jours. Avec le confinement, il n’y aura pas de cérémonie et seules 10 personnes au total pourront être présentes au cimetière.

CNEWS.FR