Pour affronter la crise sanitaire et économique, le Maroc a débloqué une budget de 3,2 milliards d’euros, soit 2,6% de son PIB. Des dizaines d’entreprises produisent des masques jetables ou réutilisables pour les besoins du pays et même pour l’exportation. Les entreprises aéronautiques fabriquent désormais des respirateurs.

Trente-deux entreprises nationales accompagnent le Maroc dans la production de masques. Parmi celles-ci, 19 sont déjà opérationnelles suite à l’obtention de la certification nécessaire pour démarrer leurs activités

19 des 32 entreprises sont déjà opérationnelles et produisent environ 7 millions de masques par jour, a déclaré Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique lors de son intervention devant la chambre des conseillers.

Il a également précisé que plusieurs entreprises ont obtenu l’autorisation pour produire des masques en tissus lavables et réutilisables pendant une semaine.

Les masques seront produits selon les normes de l’[Institut marocain de normalisation IMANOR. Elalamy a également affirmé que son ministère travaille avec les médecins pour la fabrication d’appareils respirateurs artificiels de haut niveau.

Pour ce qui concerne les antiseptiques hydro-alcooliques, le ministre a expliqué qu’en raison de l’incendie de la société qui produit l’éthanol, les désinfectants n’étaient pas encore disponibles.

Pour affronter la crise sanitaire et économique, le pays a, dès le début de l’épidémie au Maroc, en mars, créé un fonds covid de 3,2 milliards d’euros, soit 2,6% de son PIB. À cette somme, s’ajoute un budget de 3 milliards d’euros provenant de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL), mise à sa disposition par le FMI. Cette somme est remboursable sur une période de cinq ans, avec une période de grâce de trois ans.

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Pour équiper les 35 millions d’habitants, l’industrie et l’artisanat s’est mise sur le pied de guerre. Dix-sept usines fabriquent désormais des masques chirurgicaux certifiés. Ils sont vendus dans les pharmacies, les petits magasins et la grande distribution à un tarif imposé de 7 centimes d’euros l’unité soit moins de 1 euro le paquet de dix.

Le déconfinement après le ramadan

Comme partout ailleurs, le pays prépare son déconfinement qui ne démarrera pas avant la fin du ramadan, le 22 mai. “Il est important de patienter jusqu’à la fin de cette fête sociale pour ne pas créer une nouvelle vague de contamination”, signale le président de l’Imis qui reste inquiet pour l’industrie du tourisme, l’une des principales économies du pays.