Le leader mondial de la production et de l’exportation des phosphates, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), confirme une nouvelle fois son leadership en tant que premier exportateur mondial, malgré un repli de 4% de ses parts de marché (34% sur la période janvier-septembre 2019, contre 38% précédemment).

Le groupe marocain a ainsi vu ses exportations de phosphate brut passer de 11 millions de tonnes (MT) en 2018 à 9,5 MT en 2019, marquées par une tendance mondiale baissière de 6% des expo durant les 9 premiers mois de 2019 par rapport à la même période de 2018.

Dans son rapport de gestion au titre de l’exercice 2019, l’OCP fait état de la baisse de ses exportations en Amérique du Nord «en raison des fermetures des capacités de Nutrien».

L’OCP confirme aussi son assise sur l’Acide avec 49% de part de marché mondial, en hausse de 2%, notamment en Asie. Les exportations d’acide du groupe se sont établies à 1,5 MT P2O5 à la fin du troisième trimestre de 2019, contre 1,37 MT P2O5 une année auparavant. Idem pour l’engrais où le groupe s’impose grâce à la flexibilité de son portefeuille produits et régions, réalisant un volume global de 9 millions de tonnes sur l’année 2019 contre 8,4 millions de tonnes un an plutôt.

Les principaux marchés du groupe sont l’Afrique (près de 58% à fin 2019), l’Amérique (35%) et l’Europe (33%). A noter que les exportations OCP d’engrais vers l’Afrique Sub-Saharienne sont passées de 1,9 millions de tonnes en 2018 à 1,8 millions de tonnes en 2019.

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Pour ce qui est de l’acide, le groupe garde sa première place mondiale avec 49% de part de marché, en hausse de 2%. Mais ce n’est pas une finalité en soit, puisqu’il est parvenu à accroître sa part de marché sur l’acide globalement, et en Asie en particulier. Les exportations d’acide se sont établies à 1,5 millions de tonnes sur les 9 premiers mois de 2019.

En ce qui concerne les engrais, la part de marché de l’Office s’est maintenue grâce à la flexibilité de son portefeuille produits et régions, dans un contexte marqué par une offre pléthorique et une demande en baisse en Asie. Ce qui ne l’a pas empêché d’améliorer ses expéditions d’engrais de 600.000 tonnes, l’année dernière, le volume exporté ayant atteint 9 millions de tonnes contre 8,4 millions en 2018.