Le chef de gouvernement a annoncé ce lundi 18 mai dans une séance commune au Parlement que l’état d’urgence sanitaire sera prolongé de trois semaines à la lumière des indicateurs de santé collectés sur la progression de la pandémie du Covid au Maroc.

Le décret de prolongation sera approuvé demain 19 mai au sein du conseil de gouvernement.

D’entrée de jeu, le Saadeddine Otmani a souligné que le rôle des citoyens qui était important dans les phases 1 et 2 de l’état d’urgence, le sera encore plus après le 20 mai, puisqu’ils sont tenus à fournir plus d’effort et encore être plus patients face un ennemi qui n’a pas encore livré tous ses secrets

L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE PROLONGÉ DE TROIS SEMAINES AU MAROC 1
Le chef de gouvernement; Mr. Saadeddine Otmani

La décision de l’Exécutif repose sur les données et indicateurs du comité scientifique et technique. Ces indicateurs font état d’un nombre de reproduction R0 inférieur à 0,9 %, une morbidité de 2,8%, un taux de cas critique de 1 %, un taux de 4% des personnes en soins intensifs.

« Tous ces indicateurs montrent une amélioration importante de la gestion de l’épidémie mais l’indicateur de nouveaux cas ne répond pas à ce que veulent les experts de la santé pour envisager l’après 20 mai. Les mesures prises nous ont évité 300.000 à 500.000 cas, 4.650 7.600 cas en soins intensifs et entre 9000 et 15000 morts. Cela n’a pas de prix », a ajouté le chef de gouvernement.

« Ce qui nous inquiète est la multiplication des clusters, économique, social, familial et commercial. Depuis le déclenchement de l’épidémie nous avons recensé 467 foyers de contamination dans 10 régions avec 3.800 cas testés positifs. 50 % des cas enregistrés sont issus des clusters familiaux », ajoute S. Otmani. Avec l’approche de l’Aid pour ceux qui n’ont pas respecté les mesures de sécurité, le risque est à son extrême.

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« Je comprends les attentes et l’épuisement des citoyens, certes la situation est stable mais rien n’est garanti. Les récents clusters et le rythme de nouveaux cas ainsi que le relâchement dans le respect des mesures sanitaires, pourraient provoquer une régression sur toutes les évolutions enregistrées. Nous ne pouvons pas nous permettre un tel scénario », a expliqué le chef de gouvernement.

Il a également annoncé que l’Exécutif dévoilera au fur et à mesure les actions qui seront prises pour gérer cette nouvelle phase.

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