L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) planche sur le réajustement de son programme d’action pour l’Afrique en vue d’accélérer le redressement du secteur face à la pandémie.

Ce programme d’action constitue la feuille de route pour le tourisme africain, adoptée par l’Assemblée générale de l’OMT en 2019, et se fonde sur les résultats de l’enquête menée par le département régional pour l’Afrique. Suite à la crise sanitaire et ses impacts sur le secteur les États africains, membres de l’OMT, ont exprimé leurs priorités pour le tourisme sur fond de COVID-19.

« Cet éclairage provenant de nos États membres africains nous aidera à guider le tourisme au cours des mois délicats qui nous attendent. La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur le tourisme de l’ensemble du continent. Cependant, l’OMT est déterminée à aider l’Afrique à se remettre sur les rails d’une croissance encore meilleure et plus forte et à faire que le tourisme émerge de cette crise comme un important pilier de l’économie, de l’emploi et de la durabilité », indique le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili.

Les nouvelles priorités des pays africains pour se remettre de l’impact de la COVID-19 concernent essentiellement la promotion de l’investissement, des partenariats public-privé, de l’innovation ainsi que la facilitation des voyages, notamment en améliorant la connectivité et les régimes de visas de tourisme. S’ajoute le renforcement de la résilience, entre autres par une action dans les domaines de la sécurité et de la sûreté et la communication de crise. Et ce n’est pas tout. Parmi les priorités, défendre la « marque Afrique ». A noter qu’en Afrique du Nord, la priorité numéro 1 est l’accroissement du renforcement des capacités, notamment en augmentant les formations dispensées.

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Par ailleurs, les États membres suggèrent que l’OMT mène une série d’actions, au niveau politique et au niveau technique, consistant notamment à renforcer la collaboration entre les gouvernements, à faciliter la création de fonds d’investissement à l’appui du tourisme et à fournir un appui technique aux PME. Ces actions bénéficieront tout particulièrement aux pays dont le PIB dépend pour beaucoup du secteur du tourisme.