Le secteur du tourisme a enregistré un manque à gagner de 320 milliards de dollars au niveau mondial entre janvier et mai 2020.

L’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’économie mondiale en matière de tourisme est plus que conséquent. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), dépendant des Nations unies, vient ainsi de publier le 28 juillet un baromètre concernant le secteur. Et le verdict est sans appel : l’industrie mondiale du tourisme a connu une perte de 320 milliards de dollars de revenus durant les cinq premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière.

300 millions de touristes en moins

L’OMT révèle que le nombre des touristes internationaux a chuté de 56% sur la période janvier-mai par rapport aux cinq mêmes mois en 2019. Soit quelques 300 millions de visiteurs en moins.

De plus, le lent redémarrage du secteur touristique semble, dans les faits, malgré tout peu rassurant pour les acteurs selon le baromètre puisque « l’indice de confiance établi par l’OMT affiche des plus bas historiques ».

Les dernières évolutions de la pandémie à travers le monde ne permettent pas non plus un grand optimisme. Une situation rappelée par l’Organisation Mondiale du Tourisme le 28 juillet, laquelle a évoqué « la recrudescence du virus et le risque de nouveaux confinements » de même que les cas de la Chine et des États-Unis, des pays « au point mort » alors qu’ils sont habituellement les principaux pourvoyeurs de touristes de la planète.

Plus de 100 millions d’emplois en danger

Parmi les principaux risques encourus par le secteur, l’OMT cite “la recrudescence du virus et le risque de nouveaux confinements” ainsi que la situation de la Chine et des États-Unis, “au point mort”, alors que ces pays sont habituellement grands pourvoyeurs de touristes.

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Début mai, l’OMT prévoyait une chute de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020, avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars.

De son côté, l’Association internationale du transport aérien (Iata) a estimé que le trafic aérien mondial ne retrouverait pas son niveau d’avant-crise avant 2024, en raison notamment des incertitudes sur les ouvertures des frontières qui pèsent sur les voyages internationaux.

L’agence onusienne craint “la mise en danger de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme”.