Le Ministre de l’éducation nationale Said Amzazi a refusé catégoriquement toute idée de report de la prochaine rentrée scolaire en réponse aux députés de la chambre des représentants.

Le responsable a profité de son passage à la Chambre des représentants, pour répondre aux nombreuses questions qui taraudent l’esprit des Marocains en ce qui concerne la rentrée scolaire. Il a ainsi expliqué qu’il y a des zones qui connaissent une flambée des cas Covid-19, et de ce fait, l’enseignement en présentiel ne peut pas être appliqué, soulignant que cela n’empêchera pas la rentrée scolaire.

Cette déclaration s’est inscrite dans le cadre de la réunion de la commission de l’éducation, de la culture et de la communication, en réponse aux demandes présentées par les équipes et groupes parlementaires pour étudier la rentrée scolaire, universitaire, la formation professionnelle 2020-2021, les examens de première année du baccalauréat, ainsi que les examens universitaires.

Face aux critiques qui ont accompagné la décision du ministère de l’Éducation de laisser le choix aux parents d’élèves entre l’enseignement à distance ou en présentiel, et l’appellent de certaines parties de reporter la rentrée scolaire en attendant la stabilisation de la situation épidémiologique dans le pays, Amzazi a tranché sur le sujet.

Le ministre a ainsi rejeté l’idée de reporter la rentrée scolaire, estimant qu’il « est facile de prendre la décision, mais cela a des effets négatifs, notamment sur les élèves ». Saïd Amzazi s’est ainsi demandé : « Que vont faire les élèves dans cette situation ? La décision prise par le ministère intervient en liaison de l’enseignement à la situation épidémiologique dans le pays. Si cette dernière se détériore, l’enseignement à distance sera adopté » a-t-il fait savoir.

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Par ailleurs, et en s’appuyant sur des études internationales notamment celle des Nations Unies, le ministre a estimé que les effets de l’interruption scolaire sur les élèves sont plus dangereux que la pandémie en elle-même, soulignant que l’arrêt des cours lors de la période estivale contribue à lui seul au manque de réussite scolaire à hauteur de 30 %, considérant que « la première décision du ministère est une rentrée scolaire et universitaire à la date prévue ».

Alors que les parents considèrent cette décision comme une « fuite de la responsabilité », le ministre a souligné qu’elle relève de «  la responsabilité collective, en impliquant les familles, et non une échappatoire dans la prise de décision, car l’acte éducatif nécessite un encadrement et une réussite scolaire en plus de l’accompagnement de la famille ». Et d’ajouter : « où est le mal dans cette décision ? Et pourquoi vais-je imposer l’enseignement en présentiel à tous les Marocains ? ».

Ainsi, le responsable gouvernemental a souligné que « les familles ont le droit de prendre des décisions derrière l’adoption de cette formule, mais la responsabilité incombe au ministère d’accueillir les étudiants dans des conditions sûres », expliquant qu ’ « il existe un protocole de santé qui a fait réussir l’expérience des examens de baccalauréat, et il nécessite aujourd’hui une mobilisation pour réussir cette rentrée scolaire ».

In fine, Amazzi a assuré être conscient du fait qu’il y a en effet beaucoup de familles qui travaillent et ne pourront pas assurer l’enseignement à domicile, et d’autres qui ont du mal à accéder à Internet. Il a ainsi souligné que « cette formule prend en compte la situation épidémiologique au Maroc, puisqu’il y a des zones où le virus n’est plus présent et où les familles peuvent choisir un enseignement présentiel à 100 % ».

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