Les travaux de restauration et de réhabilitation de la Kasbah d’Agadir Oufella et ses abords ont été lancés récemment, suivant des techniques modernes spécifiques à l’archéologie des édifices patrimoniaux.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, le comité chargé d’accompagner le projet dans toutes ses étapes a souligné que les travaux qui ont débuté après l’Aïd Al Adha, portent sur la première phase de restitution des remparts qui se décline en deux étapes, à savoir la façade sur la ville et la mer « qui sont les plus délicates », et ensuite les autres façades.

Les sept semaines de travaux entre le 1er juin et le 23 juillet 2020 ont concerné les fouilles préventives et les prélèvements s’y référant, ainsi que des prospections dans les abords pour s’assurer de la restauration des remparts par une documentation préalable complète, souligne un rapport qui a été publié à cette occasion.

La stèle de marbre blanc bilingue en hollandais et arabe, datée de 1746, et qui a résisté aux assauts du temps, a été démontée le 30 juin 2020 du fait d’un état de délitement du mur qui la supportait.

Le projet comporte l’idée d’une restitution archéologique des remparts tels qu’ils étaient la veille du tremblement de terre du 29 février 1960, tout en prenant en compte des époques antérieures riches qui n’ont pas encore été présentées.

Les premières opérations menées par le comité scientifique composé d’archéologues et d’historiens spécialistes des structures fortifiées historiques, ont pour objectif d’accueillir le public dans des conditions de sécurité adéquates et de restituer la forteresse et proposer des parcours de visite qui portent la signification du lieu.

À LIRE  COUP D'ENVOI DU 18 ÈME ÉDITION FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH

Elles permettent également de se documenter en faisant parler les murs par l’archéologie et les témoignages des victimes et de restituer les lieux de ce site historique sacré.

Les travaux de restauration et de réhabilitation du site historique d’Agadir Oufella sont donc articulés autour de diverses étapes à savoir la restitution des remparts selon le protocole d’archéologie du bâti, la réorganisation des accès durant les travaux de la porte principale. Dans ce cadre, l’accès par l’entrée Nord-Est est alors aménagé pour assurer la continuité de la visite des murailles restituées.

Ils portent également sur l’aménagement d’une plateforme de services, l’installation d’un platelage de visite intra-muros à la fin du circuit et l’aménagement des lieux saints historiques intra-muros et du mémorial, ainsi que le parcours botanique, le couloir de la biodiversité et le réseau de protection des écosystèmes.

A noter que la forteresse d’Agadir a incarné, durant plus de six siècles, l’importance d’un port au débouché des grandes routes continentales qui liaient Sahara et Europe, Afrique et Asie.

Ce site de promontoire exceptionnel surplombant le port a été classé comme monument historique marocain en 1932. En grande partie détruit, la terrible nuit du 29 février 1960, aujourd’hui, ses vestiges sont un lieu de mémoire douloureux.

Soixante années après le terrible tremblement de terre, il a été décidé de donner à ce site emblématique de l’histoire du Maroc, une nouvelle vie, dans le respect des protocoles internationaux des interventions patrimoniales post-catastrophes.

Les travaux de la restitution architecturale et la réhabilitation du site historique d’Agadir Oufella s’inscrit dans le Programme de développement urbain de la ville d’Agadir (2020-2024), lancé par SM le Roi Mohammed VI, pour une enveloppe budgétaire de 5,991 milliards de dirhams.

À LIRE  UPEM: Lancement de l’opération “La lecture, acte de résistance”

MAP-