Le gouvernement marocain a prolongé d’un mois, jusqu’au 10 octobre, l’ « état d’urgence sanitaire » qui comprend une série de restrictions visant à contrôler la propagation du coronavirus, a annoncé aujourd’hui le Premier ministre marocain Saadedin Otmani.

La décision a été approuvée par un décret lors de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement, après que le Maroc ait enregistré depuis dimanche dernier un nombre record de personnes infectées par le virus.

Dimanche dernier, les infections dans tout le pays ont atteint 2 234 cas en une seule journée, le chiffre le plus élevé enregistré depuis le début de la maladie dans le pays du Maghreb, et hier, mardi, les 1 900 cas ont été dépassés, le deuxième record le plus élevé.

L’état d’urgence sanitaire, déclaré le 20 mars dernier, donne au ministère de l’intérieur de larges pouvoirs pour prendre des mesures préventives en cas d’apparition de coronavirus, comme la fermeture de complexes industriels et commerciaux et d’écoles, voire l’isolement de quartiers et de villes entières.

L’application des restrictions s’avère très différente d’une région à l’autre, en fonction précisément des larges pouvoirs des autorités locales pour les mettre en œuvre par simple décision administrative.

Dimanche dernier, le gouvernement a annoncé pour la deuxième fois la fermeture de la ville de Casablanca, la ville la plus peuplée et la capitale économique du pays, à partir du lendemain et pour quatorze jours, après la recrudescence des infections à coronavirus, qui ont ajouté 934 cas dans la population et sa région environnante en seulement 24 heures.

La pandémie a évolué très lentement au cours des premiers mois, grâce au confinement strict décrété par les autorités, mais en août, avec les premières mesures de décontamination, les infections ont grimpé en flèche au rythme de plus d’un millier de nouveaux cas presque chaque jour.

À LIRE  Covid-19: 74 nouveaux cas confirmés au Maroc, 1.448 au total

Le roi Mohammed VI a averti dans son dernier discours du 20 août que le pays pourrait revenir à l’assignation à résidence face à « une négligence et un relâchement inacceptables » de la part de la population.