Quelques jours après la suspension de ses essais, AstraZeneca se remet au travail. Ce samedi, la firme a annoncé dans un communiqué la reprise de ses essais cliniques au Royaume-Uni pour trouver un vaccin contre le coronavirus, AZD1222. L’entreprise explique avoir obtenu confirmation de la Medicines Health Regulatory Authority (MHRA) britannique «qu’il était sans danger» de reprendre les tests.

L’interruption de ses tests à travers le monde avait été décidée le 6 septembre et annoncée mardi, après la découverte d’une «maladie potentiellement inexpliquée» chez l’un des participants. Depuis, une enquête a été menée par des comités indépendants et régulateurs internationaux. La société a finalement obtenu le feu vert de la MHRA pour reprendre ses tests outre-Manche. Ce samedi, le groupe pharmaceutique précise ne pas pouvoir divulguer d’autres informations médicales.

Partenaire industriel de l’université d’Oxford, la société présente l’un des projets occidentaux les plus avancés dans la course pour trouver un vaccin contre l’épidémie qui déferle depuis plusieurs mois sur le globe. Leur projet a été testé sur plusieurs milliers de volontaires au Royaume-Uni et ailleurs, comme au Brésil, en Afrique du Sud ou aux États-Unis. AstraZeneca s’était voulu rassurant sur la «pause» annoncée plus tôt cette semaine : ce n’était qu’une «action de routine qui est requise dès qu’une maladie potentiellement inexpliquée apparaît dans l’un des essais, pendant l’enquête, afin de maintenir l’intégrité des essais», avait déclaré un porte-parole.

L’OMS a recensé 35 « candidats vaccins » évalués dans des essais cliniques sur l’homme à travers le monde. Neuf en sont déjà à la dernière étape, ou s’apprêtent à y entrer.

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L’Agence européenne du médicament (EMA) estime « que cela pourrait prendre au moins jusqu’au début 2021 pour qu’un vaccin contre le Covid-19 soit prêt à être approuvé et disponible en quantité suffisante » pour un usage mondial.

Selon un bilan établi samedi par l’AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait en six mois au moins 916.372 morts dans le monde.

Plus de 28.534.330 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 19.016.500 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 193.016 décès pour 6.445.800 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Au moins 2.417.878 personnes ont été déclarées guéries.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 130.396 morts pour 4.282.164 cas, l’Inde avec 77.472 morts (4.659.984 cas), le Mexique avec 70.183 morts (658.299 cas), et le Royaume-Uni avec 41.614 morts (361.677 cas).

En France, le cap symbolique des 10.000 nouveaux cas en 24 heures a été franchi samedi, un record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays.

Au Maroc aussi, au cours de ces dernières semaines, les chiffres augmentent et les autorités multiplient les décisions pour endiguer la propagation du mystérieux virus.