Des représentants parlementaires des deux camps rivaux en Libye ont annoncé avoir trouvé un « consensus » sur des « accords globaux » en vue de la réunification des institutions régaliennes de leur pays, mardi soir, au terme d’un deuxième round de pourparlers au Maroc.

Ces discussions s’inscrivent dans le cadre des différentes médiations menées par l’ONU pour relancer le processus de règlement politique en Libye, actuellement déchirée entre deux autorités: le Gouvernement d’union nationale (GNA, reconnu par l’ONU) dans l’Ouest, basé dans la capitale Tripoli, et le puissant maréchal Khalifa Haftar dans l’Est.

Les accords discutés au Maroc doivent encore présentés au Parlement de Tobrouk (est) et au Haut Conseil d’Etat (ouest), selon le communiqué final publié mardi à Temara, dans la région de Rabat.

Le premier round du « dialogue libyen » organisé mi-septembre par Rabat était déjà consacré aux postes de directions des institutions souveraines mentionnées dans l’article 15 de l’accord politique signé en 2015 à Skhirat – comme la commission électorale, la Banque centrale ou la commission anti-corruption.

Le deuxième round, qui a duré quatre jours, a été consacré aux « dispositions, critères et mécanismes » pour pouvoir ces postes, selon le communiqué final. Les trames des accords n’ont pas été rendues publiques.

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