La contribution de solidarité sera appliquée aux salaires de plus de 20.000 DH par mois, a fait savoir, jeudi à Rabat, le ministre de l’Economie, des finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun.

“Le seuil de contribution de solidarité sera relevé de 120.000 à 240.000 dirhams annuels, soit à partir de 20.000 dirhams de salaire mensuel”, a précisé M.Benchaâboun, dans sa réponse aux interventions de groupes et groupements parlementaires lors de la discussion générale du projet de loi de Finance (PLF) à la Chambre des représentants, notant que le taux annuel sera fixé à 1,5 %.

Pour les entreprises, la contribution de solidarité a été abaissée à 1 million de dirhams au lieu de 5 millions de dirhams”, a noté le ministre, soulignant que le taux appliqué sera graduel, soit entre 1,5 % et 3,5% des bénéfices.

“Ce consensus sur le principe de la solidarité nous a amené à réagir de manière positive avec la majorité des amendements apportés par les groupes de la majorité et de l’opposition, dans le but de créer l’équilibre nécessaire entre les contribution des personnes physiques et morales”, a dit M.Benchaâboun.

Le PLF-2021 repose sur trois orientations majeurs, à savoir l’accélération de la mise en œuvre du plan de relance de l’économie nationale, le lancement de la première phase de la généralisation de la couverture sociale, à partir du 21 janvier 2021, et le renforcement des bases de l’exemplarité de l’État et l’optimisation de son fonctionnement.

Une séance plénière s’est tenue jeudi pour la présentation du rapport de la Commission des finances et du développement économique, suivie de l’intervention des groupes et groupement parlementaires au sujet du PLF 2021, auxquelles a répondu le ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration.

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En outre, une autre séance plénière aura lieu vendredi pour le vote de la première partie du PLF, tandis qu’une deuxième séance sera consacrée à l’examen et au vote de la deuxième partie de ce projet. La première chambre va ensuite voter le projet de loi de finances dans sa globalité.