Le Maroc “accélère l’intégration économique” du Sahara, devenu une “priorité économique” pour le Royaume en vue de l’ériger en “maillon stratégique” vers l’Afrique subsaharienne, écrit jeudi “Franceinfo”.

Le 7 novembre 2020, à l’occasion du 45e anniversaire de la Marche verte, SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé ses objectifs de développement économique “du grand Sud marocain”, note le média français dans un article mis en ligne sur son site Internet.

Pour le Royaume, souligne Franceinfo, “il est désormais primordial d’exploiter les potentiels des provinces du Sud” et de transformer cette région saharienne en une base économique tournée vers l’Afrique de l’Ouest. “Et cela passe d’abord par de lourds investissements”, affirme le média français.

Ainsi, le Maroc est sur le point d’achever une voie express de plus de 1.000 km entre Tiznit et Dakhla, en passant par Laâyoune, constate Franceinfo, qui met en avant un autre “projet majeur” à savoir le futur port de Dakhla Atlantique, pour un investissement global de 10 milliards de DH (environ 1 milliard d’euros), avec sa zone industrielle de 270 hectares.

Installé sur le site de Ntireft, à 40 km au nord de Dakhla, ce port devrait assurer des dessertes maritimes vers Casablanca, Tanger et Las Palmas, mais aussi Dakar et les ports du golfe de Guinée, relève Franceinfo.

Le média français souligne également qu’une “centaine de chantiers d’envergure” ont été intégrés dans le projet de Loi de finances 2021, présenté en octobre dernier par le gouvernement marocain, comme le centre hospitalier universitaire (CHU) de Laâyoune, la faculté de médecine ou encore la Cité des métiers et des compétences (CMC) de la ville.

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Le développement économique de la région passe aussi par le tourisme, avec six stations balnéaires programmées dans le Sahara, dont celle de Guelmim Plage blanche, ainsi qu’une autre à Dakhla, spot de kitesurf, “déjà en rapide expansion”, ajoute Franceinfo, notant que plusieurs usines de dessalement de l’eau de mer seront nécessaires pour donner aux touristes et à la population un accès suffisant à l’eau potable.

“L’essor de la zone passe également par les énergies renouvelables d’origine éolienne, solaire et même hydrolienne. Un comité de pilotage sur l’exploitation des courants marins a ainsi été mis en place”, ajoute Franceinfo.

“Stratégie économique, mais aussi diplomatique” à travers l’ouverture des consulats de seize pays africains dans les villes de Laâyoune et de Dakhla. “On le voit, la récupération et le développement économique du Sahara sont au cœur des préoccupations du Royaume”, souligne le média français.

Le port de Dakhla, futur hub au sud du pays

Cela passe d’abord par de lourds investissements : le royaume est sur le point d’achever une voie express de plus de 1 000 km entre Tiznit et Dakhla, en passant par Laâyoune. Autre projet majeur, le futur port de Dakhla Atlantique, pour un investissement global de 10 milliards de DH (environ 1 milliard d’euros), avec sa zone industrielle de 270 hectares. Installé sur le site de Ntireft, à 40 km au nord de Dakhla, il devrait assurer des dessertes maritimes vers Casablanca, Tanger et Las Palmas (Grande Canarie), mais aussi Dakar et les ports du golfe de Guinée.

Une centaine de chantiers d’envergure ont été intégrés dans le projet de Loi de finances 2021, présenté en octobre dernier par le gouvernement marocain, comme le centre hospitalier universitaire (CHU) de Laâyoune, la faculté de médecine ou encore la Cité des métiers et des compétences (CMC) de la ville.

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Le développement économique de la région aussi passe par le tourisme, avec six stations balnéaires programmées dans le Sahara, dont celle de Guelmim Plage blanche, ainsi qu’une autre à Dakhla, spot de kitesurf, déjà en rapide expansion.

Le Maroc accélère l'intégration économique du Sahara occidental 1

Plusieurs usines de dessalement de l’eau de mer seront nécessaires pour donner aux touristes et à la population un accès suffisant à l’eau potable. L’essor de la zone passe également par les énergies renouvelables d’origine éolienne, solaire et mêmes hydrolienne. Un comité de pilotage sur l’exploitation des courants marins a ainsi été mis en place.

Pour promouvoir la pêche, principale activité économique dans la région, le Maroc cherche à élargir son espace maritime et négocie avec l’Espagne l’agrandissement de sa Zone économique exclusive à 200 milles marins.

Avec Map-