Le khôl, kohol ou kohl (en arabe: كحل, kuḥl) est une poudre minérale et végétale, utilisée pour maquiller et/ou soigner les yeux. Il peut être de couleur noir , gris ou bleu selon sa composition. Composée essentiellement de sulfure d’antimoine, certains khôls malheureusement, contiennent encore aujourd’hui du sulfure de plomb, ce qui provoque des intoxications graves.

Histoire

Le khôl est sans doute le maquillage le plus vieux au monde en ayant traversé tout les âges de l’antiquité pour être toujours utilisé aujourd’hui même dans les pays occidentaux.

Les Égyptiens et les arabes l’utilisaient pour protéger leurs yeux des maladies et des agressions extérieurs comme le sable du désert. On l’appliquait également comme collyre pour prévenir et soulager des infections occulaires. Le khôl a toujours été un ustensile de séduction, on lui conférait même un pouvoir magique

Le pharaon et ses sujets semblent avoir été également conquis par l’effet esthétique que conférait le khôl à leur regard, et femmes et hommes l’utilisaient pour se maquiller. On en trouve de nombreux exemples dans l’iconographie égyptienne antique.

Sur les traces du khôl 1

C’est un produit parmi les plus précieux de la beauté des femmes méditerranéennes ainsi que les femmes du moyen orient. Le véritable Khol traditionnel est extrait d’une poudre minérale grise ou noir utilisée pour intensifier et sublimer le regard, c’est le maquillage le plus naturel utilisé pour souligner le regard, il est aussi caractérisé par ses bienfaits et son pouvoir toxicant pour nettoyer l’oeil en profondeur sans l’agresser grâce à sa texture très douce et sans additif pétro-chimique, ce qui protège les yeux contre les microbes et les bactéries. Il peut également être utilisé comme un soin contre les rougeurs, les irritations et conjonctives de l’oeil.

Au fil des siècles, le khôl a continué à être utilisé par les Arabes et les Berbères.

Au Maghreb, et encore aujourd’hui, les célibataires et les jeunes filles ne devaient pas se maquiller même avec du khôl ( sauf en cas de maladie oculaire). Le khôl étant réservé aux femmes mariées, les jeunes mariées découvraient parfois leurs yeux maquillés en même temps que leur époux.

Sur les traces du khôl 2

Avec le Aker, le khôl fut, dans les pays arabe et jusqu’à l’arrivée du crayon pour les yeux et le rouge à lèvres, les seuls maquillages dont disposaient les femmes pour se mettre en beauté. Les recettes traditionnelles de cette poudre varient de l’ Irak au Maroc au , chaque région et chaque famille ayant ses propres recettes et variations.

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L’une des recettes classiques consistait à mélanger en proportions égales du sulfate de cuivre, du Zenjar et quelques clous de girofle, puis de réduire les différents ingrédients dans un mortier. Au Maroc, on y ajoutait de l’huile d’olive pour le rendre plus doux à l’application.

Traditionnellement, on l’applique sur le bord interne de la paupière en utilisant un bâtonnet en bois appelé mirwed. Après l’avoir enduit de khôl, on glisse le bâtonnet entre les deux paupières jointes et, par un mouvement de va-et-vient, le khôl souligne harmonieusement l’œil ou la paupière.

Utilisation

Longtemps utilisé comme maquillage tel quel pour souligner les yeux et rendre le regard plus intense. il est aujourd’hui employé en cosmétique “maison” ou DIY comme base pour réaliser du fard à paupière et mascara 100 % naturel ( avec notamment des huiles comme l’huile de ricin).

Les hommes de religion musulmanes l’utilisent en souvenir de la tradition du prophète Mohammed, dans le but de profiter des bienfaits du Khôl (avant de dormir).

Sur les traces du khôl 3

Le khôl permet de neutraliser les rougeurs de l’oeil et de défatigue le regard, il est conseiller par les grand-mères arabes pour faire une breck “crayons pas très naturels). Il est également utilisé comme collyre lors de petit désagrément oculaire.

Dans la culture marocaine le khol est habituellement utilisé par des femmes marocaines pour des occasions importantes comme symbole de joie et de partage dans des cérémonies de mariages, de baptêmes ou des fêtes religieuses.

Source: bioriental.com