L’Union de l’Action Féministe (UAF), section de Martil/Tétouan, a publié une étude de l’écrivain marocain Mokhlis Saghir, intitulée « Le proverbe injuste, sur les stéréotypes de genre dans les proverbes marocains ».

Cette étude a été réalisée par l’UAF dans le cadre du projet « Marché des femmes…marché des droits », visant à contribuer à la promotion de la culture de l’égalité entre femmes et hommes, à travers les arts et la littérature, et ce dans le sillage du programme « Moucharaka Mouwatina », financé par l’Union européenne, sous la supervision du Bureau des Nations-Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), en partenariat avec le ministère d’Etat chargé des Droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

« Ces proverbes ont consacré la vision d’infériorité de la femme et intensifié les stéréotypes autour d’elle, qui sont souvent rapportés par les hommes, les créateurs de ces adages, auxquels les femmes doivent obéir », a relevé l’étude, qui a décortiqué de nombreux proverbes populaires, à même de contribuer à remodeler un nouvel imaginaire des relations entre les sexes, et à reconstruire les rôles attribués à la fois aux hommes et aux femmes.

Selon un communiqué des promoteurs du projet, cette étude a examiné une série de stéréotypes de genre envers les femmes dans les proverbes populaires marocains, et s’est appuyée, dans ses propositions et conclusions, sur des études de terrain et des recherches théoriques et critiques, ainsi que sur un atelier de travail sur ces proverbes.

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L’étude est considérée comme une « critique globale » de ces proverbes en termes de leurs composantes vocales, sémantiques et délibératives, et leurs dimensions culturelles et sociétales, ainsi que leurs effets sur les conditions et les droits des femmes marocaines.

L’étude a veillé, dans son premier chapitre, à remettre en question l’image du proverbe lui-même, avant de s’interroger sur les images qu’il dépeint des femmes marocaines, dans la mesure où l’auteur s’est arrêté sur les études qui ont analysé les éléments du patrimoine arabe et humain, et la jurisprudence développée par les chercheurs contemporains, ainsi que sur les opinions et les réflexions philosophiques.

Le deuxième chapitre de l’étude s’est, quant à lui, penché sur l’examen des stéréotypes de genre sur les femmes tels que présentés par les proverbes populaires marocains.

L’étude a ainsi été couronnée par l’examen de dix images stéréotypées et leur encadrement théorique et méthodologique, soulignant que les proverbes traitent, en premier lieu, de la femme cantonnée, puis celle soumise, subordonnée, déficiente, désirable, méchante, méprisée, maltraitée, et juste. L’étude a noté qu’il existe, toutefois, certains proverbes marocains qui ont été équitables pour les femmes.

« Ces proverbes ont consacré la vision d’infériorité de la femme et intensifié les stéréotypes autour d’elle, qui sont souvent rapportés par les hommes, les créateurs de ces adages, auxquels les femmes doivent obéir », a relevé l’étude, qui a décortiqué de nombreux proverbes populaires, à même de contribuer à remodeler un nouvel imaginaire des relations entre les sexes, et à reconstruire les rôles attribués à la fois aux hommes et aux femmes.

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Avec MAP-