Le Théâtre Mohammed VI d’Oujda accueille une exposition collective qui célèbre la calligraphie arabe, et ce jusqu’au 18 mai prochain sous le signe ‘Trait d’union’.

Cette exposition, dont le vernissage réunit plusieurs calligraphes, hommes et femmes, de la capitale de l’Oriental mais aussi d’autres villes du Royaume, comme Chefchaouen, Oued Zem, Taourirt, Berkane et Tétouan.

Organisée par la Direction régionale de la Culture de la région de l’Oriental et la direction du Théâtre Mohammed VI avec la participation de calligraphes du Centre Dhannoun de l’art de la calligraphie arabe et de la décoration à Oujda, cette exposition permet au public de découvrir, à travers des œuvres de calligraphes marocains et la finesse des traits, les techniques, la magnificence et la beauté de la calligraphie arabe.

Dans une déclaration à la chaîne d’information de la Map (M24), le directeur régional de la Culture, Mountassir Loukili a expliqué que cette manifestation artistique est montée à l’occasion de l’avènement du mois sacré de Ramadan et la célébration du mois du patrimoine (18 avril-18 mai).

Et d’ajouter que cette exposition tend à mettre en avant et à sensibiliser la génération montante quant à l’importance de l’art de la calligraphie arabe, et l’impératif de sa préservation.

Pour M. Loukili, la calligraphie, qui est un métier qui permet de maîtriser l’art de l’écriture, est un patrimoine culturel et civilisationnel, mettant l’accent dans ce sens sur les spécificités, l’originalité et la beauté de la calligraphie marocaine authentique, l’une des fiertés de notre civilisation.

L’objectif donc de l’organisation de cette exposition consiste en la préservation de ce patrimoine immatériel, et ce en lui accordant davantage d’intérêt et en le transmettant aux générations futures, a-t-il dit.

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De son côté, le président du Centre Dhannoun de l’art de la calligraphe arabe et de la décoration à Oujda, Mohamed Amine Bouhid, a souligné que l’exposition, qui connaît la participation d’un enfant de huit ans, offre à voir et à apprécier un nombre important de tableaux réalisés par des étudiants du Centre qui suivent des cours de la calligraphie marocaine, qui est le reflet d’une facette de la culture et du patrimoine marocains, faisant remarquer que des demandes sont formulées pour inscrire la calligraphie arabe et marocaine dans le patrimoine mondial.

Le calligraphe Labib Ziani, qui participe à cette exposition avec un tableau comprenant un verset du Saint Coran, a relevé, quant à lui, l’importance de ce genre de rencontres pour faire connaître la calligraphie arabe en général et marocaine en particulier à un large public.

Il a saisi cette occasion pour mettre l’accent sur les efforts déployés par le Centre Dhannoun pour conforter le rayonnement de cet art ancestral et le sauvegarder, affirmant que cette discipline peut jouer un rôle considérable dans l’apprentissage de la belle écriture aux enfants.

Cette exposition est organisée dans le strict respect des mesures de prévention en vigueur pour la lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus, selon les organisateurs.