Le chef des séparatistes du polisario, Brahim Ghali est cité à comparaître devant la justice espagnole, mercredi prochain, pour une affaire d’enlèvement et de tortures.

Après avoir admis secrètement le chef des milices séparatistes du Polisario dans un hôpital de San Pedro à Logroño, alors qu’il est poursuivi en Espagne pour crimes, viols et tortures, les autorités judiciaires espagnoles ont enfin décidé ace au tollé international de le convoquer le 5 mai devant la justice.

Cette convocation, qui fait suite à une plainte déposée par Fadel Breika, a été confirmée également par des sources judiciaires à Madrid, citées par les médias locaux.

Plusieurs victimes des atrocités commises par Brahim Ghali, ont manifesté, samedi devant l’hôpital San Pedro de Logroño, qui accueille ce criminel notoire, et ont demandé au gouvernement espagnol de se conformer au mandat d’arrêt émis par le juge José de la Mata de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole.

Venus de plusieurs villes voisines, ces victimes ont souligné que ce criminel doit répondre de ses actes devant la justice pour les graves accusations qui pèsent sur lui.

Brandissant des pancartes dénonçant l’entrée illégale du chef des milices du Polisario en Espagne sous une fausse identité ont exigé la réactivation de la poursuite judiciaire contre ce mercenaire,

M. Breika, dont la plainte a été admise par la justice espagnole an avril dernier, accuse le chef des séparatistes d’être le responsable de son enlèvement durant la période allant du 18 juin 2009 au 10 novembre de la même année.

“J’ai été enlevé pendant presque cinq mois et torturé dans les geôles des camps de Tindouf pour la simple raison d’avoir réclamé la lumière sur le sort d’Ahmed Khalid, kidnappé par les services secrets algériens depuis janvier 2009”, a confié M. Breika à la MAP.

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En plus, a-t-il affirmé, “je dénonçais dans les réseaux sociaux l’enrôlement d’enfants soldats par le front polisario et les actes violents de ses dirigeants”.

“A travers cette plainte et la comparution de ce criminel et d’autres dirigeants du polisario, je réclame que justice soit rendue à toutes les victimes des atrocités du polisario”, a-t-il indiqué.

Le dénommé Brahim Ghali, ayant été accueilli par l’Espagne sous une fausse identité algérienne et avec des papiers falsifiés, fait l’objet de plusieurs plaintes en Espagne pour viol, torture, génocide et enlèvement.

Un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre par les autorités espagnoles en 2008. En 2013, il avait été inculpé par la justice espagnole.