Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a accepté de comparaître devant la Haute Cour nationale le 1er juin, rapporte El Pais citant des «sources proches du mouvement sahraoui».

Ce mardi, le juge d’instruction du tribunal n°5 à l’Audience Nationale, Santiago Pedraz, a autorisé Brahim Ghali à témoigner virtuellement si son état de santé l’empêche de se rendre à Madrid. Une option révélée quelques heures auparavant par El Mundo.

Ghali doit répondre à une plainte déposée par un militant sahraoui et à une autre déposée par l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’homme (ASADEDH).

Le juge du Tribunal national Santiago Pedraz a décidé des heures auparavant de ne prendre aucune mesure de précaution à l’égard du chef du Front Polisario pour “des informations parues dans les médias”. Cette réponse intervient après que ASADEDH a demandé que son passeport soit retiré pour empêcher son départ d’Espagne.

Ghali a été admis le 18 avril à l’hôpital San Millán-San Pedro, à La Rioja, avec une maladie grave due à des maux dérivés du COVID-19, lors d’un transfert d’Algérie que la diplomatie espagnole a qualifié de problème humanitaire dans le contexte de la crise déclenchée avec le Maroc à la frontière.

Son séjour en Espagne a réactivé une plainte déposée par le militant sahraoui de nationalité espagnole Fadel Breica, qui l’accuse de crimes de détention illégale, de torture et contre l’humanité qui auraient été commis en 2019 dans les camps de Tindouf.

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