Le chef du front Polisario a entamé le voyage de retour à Alger. Brahim Ghali a quitté hier soir l’hôpital de San Pedro de Logroño, où il était admis depuis le 18 avril dernier, et s’est rendu à l’aéroport de Pampelune (Navarre) pour prendre un vol pour Alger. L’avion, de fabrication française affrété par l’Algérie, a décoller à 1 h 40 heure de Madrid, annonce Europa Press.

Des sources au sein du Polisario affirment que Ghali poursuivra le programme de son traitement contre les séquelles du Covid-19 en Algérie, après avoir surmonté la phase la plus critique de la maladie», ajoute la même source.

Brahim Ghali, a été interrogé par un juge depuis l’hôpital espagnol où il est soigné pour Covid-19. Il a nié toute responsabilité lors de cette audience.

La décision du juge de l’Audience nationale, Santiago Pedraz qui l’a auditionné a permis ce départ. Celui-ci a rejeté, pour la deuxième fois, les mesures conservatoires demandées par l’accusation, à savoir, le retrait du passeport du patron du Polisario, son placement en détention provisoire, etc, et a indiqué que le chef des séparatistes devra pouvoir « être localisé à un domicile et joignable sur un numéro de téléphone ».

Le chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, visé par deux plaintes pour « tortures » et « génocide », a nié toute responsabilité devant le juge qui l’auditionnait, mardi 1er juin, en Espagne. Brahim Ghali n’a par ailleurs pris aucune mesure coercitive à son égard, le laissant libre de quitter le pays, où sa présence, pour raison médicale, est à l’origine d’une crise majeure entre Rabat et Madrid.

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