Les autorités françaises s’apprêteraient à mettre en place de restrictions en matière de délivrance des visas pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, a rapporté, hier la radio Europe 1.

Une réunion exceptionnelle a été organisée ce mercredi à l’Elysée. Selon Europe 1, devait notamment être évoquée la relation de la France avec trois pays du Maghreb, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Le président de la République envisage de restreindre la délivrance de visas pour ces trois pays.

Selon Europe 1, les flux migratoires, stoppés pendant plusieurs mois par la pandémie du covid-19, repartent à la hausse. Les départs d’embarcations de migrants clandestins depuis les trois pays du Maghreb sont quotidiens, comme le montrent les chiffres régulièrement annoncés par les médias et les autorités en Espagne et en Italie.

Dans ce contexte, la droite et l’extrême-droite accusent Emmanuel Marcon de ne pas agir efficacement contre l’immigration irrégulière. Pour tenter de prouver le contraire, le chef de l’Etat français s’apprête à annoncer des mesures.

Les principaux points à débattre concerneraient la relation de la France avec trois pays du Maghreb, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. C’est ce que rapporte Europe 1 qui ajoute ” trois pays qui, malgré quelques efforts récents, selon une source bien placée, ne jouent pas suffisamment le jeu avec la France, notamment pour reconnaître leurs ressortissants que la France a décidé d’expulser.”

L’Algérie, le Maroc et la Tunisie refusent, en moyenne, le retour sur leur territoire d’un ressortissant sur deux que la France souhaite éloigner. Pour inciter les pays du Maghreb à mieux coopérer, selon les informations rapportées par Europe 1, il serait question de limiter considérablement la délivrance de visas aux ressortissants de ces pays.

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Un point particulier devrait aussi être évoqué : la question des étrangers en situation irrégulière à Paris, qui concentre aujourd’hui 45% de toutes les demandes d’asile. Cette réunion devrait être l’occasion pour le président et le ministre de l’Intérieur de faire un bilan de l’action des derniers mois. Selon une source policière, sur les 1.080 étrangers en situation irrégulière inscrits au FSPRT (fichier de prévention de la radicalisation à caractère terroriste), près de 600 ont été expulsés, dont 538 séjournaient en prison.