Le Maroc a pu accéder aux doses de vaccins nécessaires pour protéger sa population contre le nouveau coronavirus (Covid-19), a affirmé le Dr. Moncef Slaoui, en évoquant la stratégie de vaccination du Royaume en ce qui concerne le choix des vaccins adopté par le Comité scientifique.

« Il me semble que le plus urgent était de choisir la voie qui allait permettre d’accéder aux doses de vaccins le plus vite possible. Le Maroc a pu accéder aux doses de vaccins nécessaires pour protéger sa population. J’ai pu constater qu’au mois de février dernier, le Maroc était bien placé en termes de pénétration du vaccins », a-t-il souligné dans une interview exclusive accordée à « BM Magazine ».

L’expert marocain, qui s’exprimait dans le cadre de sa toute première sortie médiatique après le succès exceptionnel et historique de la mission « Warp Speed » que lui a confiée le président américain sortant Donald Trump pour trouver un vaccin anti-Covid dans des délais records, a fait état de sa disposition à aider le Royaume dans la mesure de ses capacités et de ce qu’il peut apporter au pays.

« Les domaines dans lesquels je suis expérimenté et performant sont des domaines de très haute technologie, donc de recherche et de développement et d’entreprises nécessitant une technicité très complexe et de très haut niveau », a-t-il précisé. « Par exemple, si je devais collaborer dans le domaine du remplissage stérile de vaccins, ma valeur ajoutée ne serait pas importante et n’aurait pas un apport significatif. Par contre, si l’on me demandait d’aider à former des techniciens de haut niveau qui pourraient fabriquer le vaccin, le produit lui-même, là oui ! Je serais prêt à le faire ! », a soutenu le professeur Slaoui.

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Et de faire observer que « cela demande une complexité et une technicité très avancée et c’est quelque chose qui bénéficierait de manière très significative au Maroc. Ce serait une première étape vers l’acquisition de connaissances et de techniciens qui pourraient ensuite non seulement développer le vaccin, mais faire des découvertes dans d’autres pays et conduire à faire de la recherche ».

Il a, dans ce sens, relevé que ce genre de projets l’intéresse. « Ce sont des projets dans lesquels je peux apporter ma contribution et qui pourraient s’étaler sur le moyen et long termes, voire une ou deux décennies, en intervenant directement par mon expertise ou en incitant toutes mes relations et mon réseau dans le domaine académique et de centres de recherches à participer au projet », a-t-il expliqué. « Je suis totalement disposé à aider si la demande correspond à un domaine où je peux apporter de la valeur ajoutée et où il n’y aurait pas d’interférence politique ou une bureaucratie excessive », a assuré l’immunologiste.

Par ailleurs, Dr. Slaoui a fait remarquer que le Maroc a réalisé des avancées significatives au cours de ces dernières décennies. « Il y a des progrès certains (infrastructures…) que l’on peut voir dans les différentes villes. Mais si l’on considère le doublement de la population, il y a aussi des besoins encore plus grands et plus difficiles à assouvir », a-t-il noté, estimant qu’il y a également de grands efforts à faire dans les secteurs de la santé publique et de l’éducation.

Sur sa collaboration avec l’administration américaine dans le cadre de l’opération « Warp Speed », le chercheur a indiqué que cette expérience est marquée par deux étapes : la première est un « apprentissage en politique » dans la mesure où il y avait une opposition tellement profonde et viscérale à l’administration de Trump de la part des démocrates et d’une bonne partie de la population qu’il était inconcevable pour eux de reconnaître que beaucoup de choses de l’administration Trump avaient été un succès comme c’est le cas de l’opération « Warp Speed » qui, a-t-il dit, a permis de trouver, en une année à peine, un vaccin pour arrêter un virus qui a stoppé la marche du monde.

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Avec-MAP