L’avocat belge Christophe Marchand a été refoulé à Casablanca, alors qu’il venait participer à la défense du journaliste Omar Radi. Le Maroc accuse Christophe Marchand de liens avec le mouvement indépendantiste du Sahara occidental, ce que l’avocat dément formellement.

L’interdiction d’accès au territoire national au citoyen belge Christophe Marchand est une décision souveraine, prise conformément aux dispositions de la loi n° 02-03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Royaume du Maroc, à l’émigration et l’immigration irrégulières, affirment les autorités marocaines.

Dans un communiqué publié , la délégation interministérielle aux droits de l’homme précise que l’autorisation accordée par les autorités publiques à des observateurs étrangers de différentes nationalités d’accéder au territoire national en vue de suivre le déroulé d’un procès en cours, aux côtés de représentants d’instances diplomatiques et de l’institution nationale de droits de l’Homme, s’inscrit dans le cadre de leur souci de garantir une observation impartiale et indépendante au déroulé de ce procès.

L’arrivée du citoyen belge concerné par la mesure d’interdiction d’accès au territoire national et connu pour ses positions hostiles envers le Maroc, notamment celles attentatoires à son intégrité territoriale, “n’est qu’une simple tentative de sa part pour exploiter la présence dans le Royaume pour perturber le déroulement d’une affaire en justice”, ajoute-t-on.

“On ne m’a donné aucune explication à ce moment-là. A Bruxelles, la police belge des frontières m’a remis mon passeport qui m’avait été enlevé la veille et une décision marocaine où il est indiqué que je suis interdit d’entrée au Maroc, mais sans explication.”

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