Le réalisateur franco-marocain est, à 52 ans, pour la première fois en compétition au Festival avec Haut et Fort, un film projeté ce jeudi et inspiré de son expérience au centre culturel du quartier Sidi Moumen au Maroc. Loin de l’univers sulfureux de Much loved.

C’est une première pour le cinéma marocain que d’être en lice pour la Palme d’or du Festival de Cannes. Ainsi, «Haut et fort» de Nabil Ayoub se trouve parmi les 24 longs métrages qui sont en course pour le palmarès de cette manifestation cinématographique très distinguée dans le monde. Selon le réalisateur Nabil Ayouch, ce choix représente une grande fierté autant pour lui que pour l’équipe du film, ainsi que pour le cinéma marocain. «C’était une vraie et belle surprise pour nous tous».

Le cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch réalise «un rêve d’enfant» en étant pour la première fois en compétition officielle au Festival de Cannes, avec Haut et fort, une plongée dans l’univers d’une jeunesse portée par le hip-hop. «C’est comme si je passais depuis tout petit devant une boulangerie avec en vitrine un bel éclair au chocolat auquel je n’avais pas le droit et là j’ai enfin pu l’avoir», plaisante le réalisateur dans son bureau cossu à Casablanca (ouest), interrogé par l’AFP avant sa venue au festival.

Le film tourne autour d’un ancien rappeur en mission dans un centre culturel d’un quartier populaire de Casablanca. Encouragés par leur nouveau professeur, les jeunes vont tenter de se débarrasser du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers la culture hip hop.

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Avec-AFP