Le Maroc, accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus, a décidé d’attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué relayé par l’AFP.

“Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté Me Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd’hui, deux citations directes en diffamation” contre ces deux associations à l’origine des révélations sur les clients de ce logiciel conçu par la société israélienne NSO, poursuit le communiqué. Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.

Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.

L’avenir de cette procédure risque toutefois de se heurter à une jurisprudence récente de la Cour de cassation : saisie par le Maroc après plusieurs rejets de plaintes, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a jugé en 2019 qu’un État ne pouvait pas engager de poursuites en diffamation publique.

Avec-AFP

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