L’enclave de Ceuta a entamé vendredi le renvoi de quelque 800 migrants mineurs non accompagnés arrivés très nombreux mi-mai. Les 17 et 18 mai derniers, Ceuta avait vu arriver entre 8 000 et 10 000 migrants en 48 heures : une vague migratoire inédite à la faveur d’un relâchement des contrôles par Rabat sur fond de crise diplomatique avec Madrid.

L’enclave espagnole de Ceuta a entamé vendredi l’expulsion vers le Maroc de quelque 800 migrants mineurs non accompagnés arrivés très nombreux mi-mai, a confirmé une source de la préfecture à l’AFP.

L’Espagne entame le renvoi vers le Maroc de quelque 800 migrants mineurs à Sebta 1

Celle-ci confirme une information avancée par plusieurs médias espagnols annonçant le renvoi de ces jeunes trois mois après leur arrivée, parmi près de 10 000 migrants qui avaient franchi la frontière en deux jours au nord du Maroc, un afflux sans précédent.

Des mineurs ont commencé à être escortés par la police vers la frontière vendredi dans la journée, d’après des images diffusées par le média local El Faro de Ceuta.

Le Défenseur du peuple a demandé au ministère de l’Intérieur de cesser ces expulsions dans un courrier de rappel au droit, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’institution, équivalente au Défenseur des droits en France.

L’Unicef ainsi que les ONG Save The Children et Plataforma infancia ont condamné « des violations des droits fondamentaux de l’enfance » dans un communiqué commun. Save The Children a indiqué qu’elle avait porté plainte pour tenter de suspendre ces expulsions.

L’arbitrage sur le renvoi des migrants mineurs prend du temps car chaque cas doit être évalué par les autorités qui déterminent s’il est dans leur intérêt de les renvoyer, le dernier mot revenant à la préfecture.

À LIRE  le Roi Mohammed VI, célèbre une veillée religieuse en commémoration de l’Aïd Al-Mawlid Annabaoui Acharif

Les 17 et 18 mai, Sebta avait vu arriver entre 8.000 et 10.000 migrants en 48 heures: une vague migratoire inédite sur fond de crise diplomatique entre Rabat et Madrid au sujet de l’accueil en Espagne du chef du Front Polisario pour y être soigné.

Parmi eux, quelques 2.500 migrants, tous âges confondus, étaient encore présents dans l’enclave fin juillet, d’après le chef du gouvernement local, Juan Rivas.

Avec-AFP