Paris a décidé de durcir les conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie. En cause : le «refus» de ces trois pays de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France.

La France va considérablement durcir les conditions nécessaires à l’obtention de visas pour les Marocains, Algériens et Tunisiens, a annoncé mardi matin le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal au cours d’une interview sur Europe 1.

L’exécutif justifie la mise à exécution de ces « menaces » par le fait que les pays concernés « refusent de délivrer des laisser-passer » à leurs ressortissants faisant l’objet de mesures d’expulsion. Pour le Maroc et l’Algérie plus particulièrement, le nombre de visas va baisser de 50%.

« C’est une décision drastique, c’est une décision inédite mais qui est nécessaire du fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitions pas », a plaidé le porte-parole du gouvernement.

L’attitude de ces pays «freine l’efficacité des reconduites effectives» à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a-t-il déploré. «Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces ; aujourd’hui on met cette menace à exécution.»

Il explique, par ailleurs, que ce sujet fait l’objet « de discussions et d’un travail diplomatique depuis 2018 » et précise que « la décision a été prise il y a quelques semaines ».

À LIRE  Relance touristique: la tournée de l'ONMT fait escale à Tanger

«L’objectif est que ça pousse les pays concernés à changer de politique et à accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires» a poursuivi Gabriel Attal.

Paris affirme, enfin, souhaiter « davantage de coopération pour pouvoir appliquer ses règles migratoires ».

Selon Europe 1, le nombre de visas octroyés va être divisé par deux pour le Maroc et l’Algérie, et une baisse de 30% va être opérée en direction de la Tunisie.

Avec-AFP