Selon la Banque mondiale, les transferts des migrants vers leurs pays d’origine devraient atteindre cette année près de 590 milliards de dollars. Ce montant record représente une hausse de 7,3 % par rapport à 2020, qui avait connu un repli de 1,7 %.

les Marocains résidents à l’étranger se classent deuxièmes de la région Middle East and North Africa (MENA), révèle la Banque Mondiale qui souligne leur importance en les qualifiant de «véritable bouée de sauvetage» pour les familles qui ont subi de plein fouet la pandémie de Covid-19.

En 2021, les cinq principaux destinataires des envois de fonds en dollars US courants étaient l’Inde, la Chine, le Mexique, les Philippines et la République arabe d’Égypte. En pourcentage du produit intérieur brut, les cinq principaux destinataires des transferts de fonds en 2021 étaient des économies plus petites : Tonga, le Liban, la République kirghize, le Tadjikistan et le Honduras. Les États-Unis étaient le plus grand pays source en 2020, suivis par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Suisse.

Pour le Maroc, deuxième plus grand bénéficiaire parmi les pays en développement de la région, malgré la forte concentration d’expatriés en Europe, les États-Unis arrivent en tête des pays d’où sont envoyés les (14 %), suivis de l’Arabie saoudite (12 %) et de la France (10 %). Cependant, la migration de retour (surtout en provenance des pays du CCG)a augmenté pendant la crise du COVID-19.

L’UE reste la principale destination pour les travailleurs migrants du Maghreb, le Maroc étant le plus grand pourvoyeur de migrants. La France et l’Espagne sont les principales destinations, peuplées respectivement de 1,5
millions et 850 000 expatriés marocains.

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La Banque mondiale constate, toutefois, qu’il y a un obstacle lié au coût encore trop élevé des transferts d’argent. «Le coût de l’envoi de 200 dollars s’élevait en moyenne à 6,4 % du montant transféré au premier trimestre 2021. Envoyer de l’argent en Afrique subsaharienne (8 %) est le plus cher, en transférer en Asie du sud (4,6 %) est le moins onéreux», conclut l’institution financière internationale.