Un ingénieur d’Etat qui travaille pour l’ISESCO, vient d’être mis en détention préventive sur ordre du Parquet près le tribunal de première instance de Rabat.

D’après le quotidien Assabah qui rapporte l’information, il est accusé d’avoir fait fuiter des informations confidentielles et sensibles à plusieurs personnes, dont le ministre de l’Éducation nationale algérien Abdelhakim Belabed.

Une arrestation qui fait suite à des investigations menées par l’unité de lutte contre le crime informatique à la préfecture de police de la capitale en collaboration avec le laboratoire national d’analyse des traces numériques.

Il est mis en cause pour divulgation d’informations confidentielles et sensibles à une trentaine de personnalités, membres de l’organe exécutif de l’ISESCO, et aussi à l’actuel ministre algérien de l’Education, Abdelhakim Belabed (en poste depuis le 7 juillet 2021). L’ingénieur est poursuivi pour 9 chefs d’accusation, dont des menaces de mort. Assabah précise qu’une autre personne est poursuivie également dans cette affaire mais en état de liberté.

D’après le journal Assabah, c’est l’unité de lutte contre le crime informatique à la préfecture de police de Rabat en collaboration avec le laboratoire national d’analyse des traces numériques qui a pu démasquer cet ingénieur responsable du site internet de l’organisation panislamique et également chargé de la conduite des réunions en visioconférence de l’organisation.

Le mise en cause se serait mis en contact avec un retraité de l’organisation qui réside en Tunisie, et c’est ce dernier qui lui aurait fourni les codes d’accès aux serveurs de l’organisation et donc aux dossiers sensibles. Il a ensuite créé une série de boîtes email grâce auxquelles il a pu communiquer avec les personnes qu’il alimentait en informations confidentielles et en dossiers sensibles. Il a également créé entre 20 et 30 groupes whatsapp et changeait régulièrement ses numéros et ses téléphones pour ne pas être démasqué, précise le quotidien.

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L’enquête menée par la Direction générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a montré que l’ingénieur est l’auteur des menaces de mort adressées au directeur de l’ISESCO, le Saoudien Salim Bin Mohammed Al Malik, et à sa femme.

Pour l’heure, il refuse de reconnaitre avoir livré des informations confidentielles au ministre algérien de l’Education. Son procès sera ouvert la semaine prochaine.