Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) organise une exposition d’œuvres picturales autour de l’abolition de la peine capitale, dont le vernissage s’est déroulé vendredi à Rabat sous le thème “Dessine l’abolition pour un Maroc sans peine de mort” et se poursuivra jusqu’au 17 décembre.

Initiée dans une galerie d’art de la Kasbah des Oudayas, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, l’exposition a été marquée par la participation d’artistes, d’acteurs associatifs, de cadres pédagogiques et d’étudiants, tous unis en faveur de l’abolition de la peine capitale.

Lors de cet évènement organisé en partenariat avec les Académies régionales d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Kénitra et de Casablanca-Settat ainsi que l’Ecole supérieure des beaux arts de Casablanca, la présidente du CNDH Amina Bouayach a insisté sur l’engagement ferme du conseil en faveur du droit à la vie, une position qu’il réaffirme à l’occasion la célébration du 73ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

L’art représente un outil efficace de communication universelle, à même de fédérer les individus quelle que soit leur culture ou leur appartenance sociale, a-t-elle fait observer.

Amina Bouayach a en outre souligné la nécessité de consolider les fondements de l’État de droit et d’agir en vue de stimuler le débat autour de cette question, afin de progresser vers un consensus national pour un Maroc sans peine de mort.

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Pour sa part, le consultant au cabinet de la présidente du CNDH et coordinateur du projet « Dessine-moi l’abolition », Mustapha Najmi a indiqué que cette exposition n’est autre que le fruit d’une série d’ateliers et de séminaires organisés à l’initiative de l’institution nationale des droits humains, avec pour objectif de sensibiliser les jeunes à l’importance du plaidoyer en faveur du droit à la vie, en tant que droit humain fondamental.

Le conseil en tant qu’institution de défense des droits de l’homme œuvre depuis plusieurs années à défendre la question de l’abolition de la peine de mort, a-t-il souligné. Ce mouvement renforce davantage le débat autour des droits de l’Homme au Maroc avec notamment l’implication des acteurs de la société civile et les partis politiques.

Avec-MAP-