Bitcoin: Le ministère de l’Economie et Bank Al-Maghrib, en partenariat avec des partenaires internationaux, étudient l’opportunité d’établir un cadre juridique qui encadrerait l’utilisation des cryptomonnaies au Maroc.

Face à une hausse de l’utilisation des cryptomonnaies par les Marocains, le ministère de l’Économie et des finances étudie l’utilité de la mise en œuvre d’un cadre légal régissant le domaine.

Interpellé sur le point de vue du gouvernement concernant le besoin à un cadre légal régissant l’utilisation de la monnaie virtuelle, la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fattah Alaoui a précisé que la tutelle œuvre avec ses partenaires, notamment Bank Al-Maghrib (BAM) et d’autres partenaires internationaux, à étudier l’utilité de ce cadre.

Fattah Alaoui a rappelé, lundi 10 janvier, lors de la séance des questions orales de la Chambre des représentants, que le ministère de l’Économie et des finances, BAM et l’Autorité marocaine du marché des capitaux avaient publié un communiqué en 2017 sur l’usage des monnaies virtuelles et les risques associés à cette utilisation, notamment à des fins illicites ou criminelles comme le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

“Il s’agit d’une mise en garde contre l’utilisation de ces monnaies virtuelles, compte tenu des risques encourus et conformément aux recommandations du GAFI (Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux, ndlr.)”, a-t-elle ajouté.

Le Maroc est le 4e plus grand commerçant de cryptomonnaie sur le continent africain en 2021, derrière le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya, avec un commerce atteignant 6 millions de dollars au Maroc, le plus élevé d’Afrique du Nord. Ces chiffres rapportés par la plateforme de recherche sur les cryptomonnaies, Triple A, annoncent également que près de 2,4% de la population marocaine, soit 0.9 million de Marocains, possède actuellement de la cryptomonnaie.

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