Une bousculade a fait huit morts et une cinquantaine de blessés lundi soir devant un stade de Yaoundé, avant un match de Coupe d’Afrique des nations entre le Cameroun et les Comores, selon les autorités.

«Huit décès sont enregistrés», dont celui d’un enfant, a indiqué le ministère dans un rapport que s’est procuré l’AFP. Un premier bilan fourni plus tôt par la télévision publique camerounaise faisait état d’une «demi-douzaine de morts et des dizaines de blessés».

De nombreux supporters se sont massés pour passer les contrôles de test Covid-19, puis de billets. Beaucoup n’en avaient pas, pensant qu’on les laisserait entrer gratuitement, comme lors des matches du premier tour.

Selon des témoins, devant la pression, la police, dépassée, aurait alors décidé d’ouvrir les grilles. Et c’est ce qui aurait provoqué le mouvement de foule et la bousculade meurtrière.

Le bilan provisoire est lourd : 6 à 8 morts au moins, dont un enfant de 6 ans, d’après un communiqué de l’hôpital Messassi, le plus proche du stade. On compte des dizaines de blessés, certains graves, notamment un bébé transporté dans un hôpital spécialisé. Une véritable scène de chaos avec des gens entassés les uns sur les autres, qui se marchent dessus, crient, pleurent.

La Confédération africaine de football (CAF), qui organise la compétition phare du continent, a publié un communiqué indiquant qu’elle avait demandé une enquête et restait en communication constante avec le gouvernement camerounais et le comité local d’organisation.

Tard dans la soirée, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo Omba, s’est rendu dans l’hôpital Messassi, où la majorité des blessés a été transporté.

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