La cour d’appel de Meknès a condamné des agents d’autorité à différentes peines de prison pour leur implication dans le suicide d’un marchand ambulant à Boufekrane qu’ils avaient agressé.

Les faits se sont déroulés en avril 2021. Le marchand ambulant (A.M.) s’était rendu au centre de vaccination de Boufekrane, où il a rencontré et demandé à l’adjoint au pacha une ambulance afin de transporter sa sœur malade à l’hôpital Mohammed V de Meknès, mais s’est heurté au refus catégorique de celui-ci, rapporte Assabah. Croyant qu’il ferait changer d’avis à l’agent d’autorité en insistant, le jeune marchand a été embarqué de force dans la voiture de service du moqqadem, avec l’aide de deux agents des forces auxiliaires, puis transporté au siège du pachalik. Selon sa mère, il sera ensuite violenté.

Les agents d’autorité lui ont posé une condition avant de le libérer : signature d’un document administratif dans lequel il s’était engagé à ne plus commettre les mêmes faits. Une fois rentré chez lui, le jeune marchand ambulant avait écrit une « lettre de la hogra (injustice, NDLR)  » dans laquelle il a formellement accusé l’adjoint au pacha et les autres agents d’autorité de violences, avant de se suicider. Cette affaire avait suscité une vague de protestations. Dans la foulée, le ministère de l’Intérieur a suspendu l’adjoint au pacha et le moqaddem. Quant aux deux autres agents d’autorité, ils ont été transférés à Meknès au siège local de l’appareil de sécurité.

Face à la pression exercée par la famille du défunt, de la population locale et de la société civile, le ministère de l’Intérieur a décidé de suspendre l’adjoint au pacha et le moqaddem, tandis que les deux agents d’autorité ont été transférés à Meknès, au siège local de l’appareil de sécurité. Avant que la Cour d’appel de Meknès condamne les quatre agents d’autorité à la prison ferme.

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