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Le journaliste marocain Omar Radi condamné en appel à six ans de prison ferme

Le journaliste marocain Omar Radi condamné en appel à six ans de prison ferme 2

Conformément à la peine prononcée en première instance, Omar Radi a été condamné, jeudi, à six ans de prison ferme pour des accusations d'»espionnage» et de «viol». L’avocat du journaliste et militant des droits humains va se pourvoir en cassation.

La Cour d’appel a confirmé, dans la nuit de jeudi à vendredi, le jugement rendu en première instance à l’encontre du journaliste Omar Radi. Il est ainsi condamné à six ans de prison ferme, assorti d’une indemnisation de 200 000 dirhams à la partie civile, pour «viol» et «attentat à la pudeur», «espionnage pour l’étranger» et «atteinte à la sécurité de l’État».

Mardi, le parquet avait réclamé «la peine maximale contre l’accusé au regard des éléments à charge». Le viol est passible de dix ans d’emprisonnement au Maroc. La peine est assortie d’un dédommagement de 200.000 dirhams en faveur de la partie civile.

Arrêté et inculpé en juillet 2020, le reporter de 35 ans était poursuivi pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat» avec «financement de l’étranger» et pour viol, deux affaires distinctes, instruites et jugées conjointement.

«C’est un jugement très dur. Nous avons exposé l’ensemble des éléments prouvant l’innocence d’Omar Radi devant la cour mais rien n’a été pris en compte malheureusement», a déclaré à l’AFP Miloud Kandil, avocat de la défense, qui va se pourvoir en cassation.

«Mon seul tort est d’avoir réclamé une justice indépendante», avait affirmé Omar Radi avant la délibération du juge, dans un tonnerre d’applaudissements de ses partisans dans la salle d’audience.

Avec-AFP-

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