La grève des transporteurs routiers de 72 heures, entamée le lundi 7 mars dernier, se poursuit dans plusieurs villes du Maroc. A Inezgane, les professionnels protestent toujours contre la hausse vertigineuse des prix à la pompe, essentiellement causée par la guerre en Ukraine, entre autres facteurs.

«Nous prolongeons la grève car nos revendications sont restées sans réponse de la part du gouvernement», a expliqué à l’AFP Mounir Benazouz, secrétaire général du Syndicat national des professionnels du transport routier, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT).

Les grévistes exigent le plafonnement du tarif des carburants et des marges bénéficiaires des distributeurs d’hydrocarbures depuis l’envolée des prix à la pompe, accentuée par l’invasion russe en Ukraine.

Les syndicats assurent que leur mouvement de protestation est suivi par 75% des transporteurs de marchandises.

Ainsi, les syndicats du secteur du transport routiers, affiliés à la CDT, l’UGTM, l’UMT et l’UNTM, annoncent une prolongation de la grève nationale qui devait prendre fin ce soir. Dans un communiqué, les syndicats expliquent cette décision par l’absence d’une réponse favorable à leurs revendications de la part du gouvernement. Ils appellent les professionnels du secteur à se mobiliser pour défendre leurs intérêts.

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