Un site de stockage de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco à Djeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, a été touché vendredi par une attaque, a dit une source à Reuters.

Les rebelles houthis du Yémen ont dit avoir lancé vendredi une série d’attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite à l’aide de drones et de missiles.

L’une d’entre elles a provoqué un incendie sans faire de victime dans deux cuves de stockage sur un terminal de distribution de la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco à Djeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, a déclaré la coalition militaire sous commandement saoudien qui combat au Yémen.

Une grande colonne de fumée s’est élevée au-dessus du port de la mer Rouge, non loin du circuit accueillant ce week-end le Grand Prix de Formule Un d’Arabie saoudite, qui aura lieu comme prévu selon une source proche du dossier.

Dans un communiqué, la coalition militaire a déclaré que l’incendie avait été maîtrisé.

Cité par l’agence officielle SPA, le ministère saoudien de l’Energie a condamné “ces sabotages”, réaffirmant qu’il ne porterait pas la responsabilité d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Le ministère a également dénoncé la poursuite par l’Iran de livraison de missiles balistiques et de drones aux rebelles chiites houthis. Téhéran dément armer les Houthis.

Aramco n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Un porte-parole des Houthis, Yahya Sarea, a déclaré que le groupe armé avait lancé des attaques à l’aide de drones et de missiles sur des installations d’Aramco à Djeddah et contre des raffineries à Ras Tanoura et Rabigh, ainsi que des installations “vitales” à Ryad, la capitale saoudienne.

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Selon les médias saoudiens, la défense anti-aérienne saoudienne a déjoué une série d’attaques à l’aide de drones et de roquettes et également détruit un missile balistique lancé en direction de Djizan, qui a provoqué un incendie “limité” sur une station électrique.

Les Etats-Unis et la France ont condamné ces attaques, qui illustrent selon le Quai d’Orsay “la gravité de la menace que la prolifération de drones et de missiles fait peser sur l’ensemble de la région, et la nécessité de renforcer le dialogue sur la sécurité régionale”.