La Banque mondiale vient d’approuver un financement de projet d’investissement d’un montant de 180 millions de dollars en vue d’appuyer une agriculture résiliente et durable au Maroc.

Un financement de projet d’un montant de 180 millions de dollars (163 millions d’euros) a été validé vendredi «afin d’appuyer une agriculture résiliente et durable au Maroc» face aux changements climatiques et à la raréfaction des ressources en eau, a indiqué la Banque mondiale dans un communiqué.

Ce prêt a pour but de «renforcer la gouvernance des ressources hydriques dans le secteur agricole, améliorer la qualité des services d’irrigation et élargir l’accès des agriculteurs à des conseils techniques dans ce domaine», est-il précisé.

Cette annonce survient après la visite cette semaine au Maroc du président de l’institution, David Malpass, qui a rencontré des hauts responsables ainsi que des représentants du secteur privé marocain.

Le pays d’Afrique du Nord subit sa pire sécheresse depuis près de 40 ans, faisant craindre une sévère pénurie d’eau potable cette année.

Selon le ministère de l’Agriculture, la sécheresse devrait s’intensifier progressivement au Maroc jusqu’en 2050 sous l’effet d’une baisse de la pluviométrie (-11%) et d’une augmentation des températures (+1,3°C).

Selon l’institution financière, le projet constitue un programme innovant et inédit, en ce qu’il allie investissements structurels, avec la modernisation des services d’irrigation et de drainage, et investissements immatériels destinés à renforcer la gouvernance des ressources hydriques et à apporter des services de conseil agricole aux cultivateurs.

Il s’articule, en effet, sur trois volets. Le premier entend améliorer le cadre de gouvernance de l’eau et garantir des prélèvements durables dans le secteur agricole, tandis que le deuxième vise à fournir des services d’irrigation et de drainage climato-intelligents à travers le déploiement de techniques de conservation de l’eau sur de nouvelles surfaces. Cette approche implique de moderniser les équipements hydrauliques (réseaux d’irrigation, canaux…) et de donner aux gestionnaires publics chargés de l’irrigation les moyens d’optimiser les services d’irrigation et de drainage.

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« Les bénéficiaires seront les petits exploitants agricoles des grands systèmes d’irrigation à gestion collective, l’objectif étant de toucher quelque 16.000 agriculteurs répartis sur plus de 50.000 hectares, à Souss-Massa et Tadla, deux des bassins versants les plus importants du pays pour l’agroéconomie », a révélé la BM.

De son côté, le troisième volet prévoit d’apporter à 23.500 agriculteurs des services de conseil visant à optimiser les investissements, à renforcer la résilience climatique et à intensifier la productivité de l’eau, a souligné la même source.